๐๐ง๐๐ช๐ข๐๐ฉ๐๐จ๐ข๐ - ๐ก๐ ๐๐๐́๐ค๐ง๐๐ ๐๐ค๐ก๐ฎ๐ซ๐๐๐๐ก๐
En 1994, Stephen Porges, un รฉminent chercheur en psychologie, en neuroscience et en biologie รฉvolutive et professeur en psychiatrie en Caroline du nord, ร prรฉsentรฉ la ' Thรฉorie Polyvagale ' fondรฉe sur les premiรจres observations de Darwin et complรฉtรฉe par cent quarante ans de dรฉcouvertes scientifiques !
Le terme ' Polyvagal ' dรฉsigne les multiples branches du nerf vague - le nerf ' pneumo-gastrique ' de Darwin - qui relie de nombreux organes dont :
- le cerveau,
- le coeur,
- les poumons,
- les intestins,
- et l'estomac.
Cette thรฉorie a considรฉrablement affinรฉ la comprรฉhension de la biologie : de la sรฉcuritรฉ et du danger, qui repose sur l'interaction subtile entre les expรฉriences viscรฉrales et les visages et les voix de l'entourage !
Elle a permit d'expliquer pourquoi un visage bienveillant ou un ton apaisant peut changer radicalement ce que l'on รฉprouve; se savoir vu et entendu par les personnes que l'on chรฉrit peut donner une sensation de calme et de sรฉcuritรฉ !
Le rejet ou et l'indiffรฉrence peuvent causer des rรฉactions de rage ou mรชme un effondrement psychique.
La thรฉorie ' Polyvagal ' prรฉcise les raisons pour lesquelles une ' empathie profonde ' peut nous sortir d'un รฉtat de confusion ou et de crainte !
La thรฉorie de Porges a permis de voir au-delร des effets de lutte ou de fuite pour placer les rapports sociaux au coeur de la comprรฉhension du traumatisme !
Elle a รฉgalement suggรฉrรฉ de nouvelles mรฉthodes de guรฉrison, axรฉes sur le renforcement du systรจme physiologique qui rรฉgule l'excitation** !
** la colรจre, le stress comme exemple !
L'homme possรจde une รฉcoute trรจs fine des fluctuations รฉmotionnelles des personnes et des animaux qui l'entourent !
** j'aurais utiliser le terme ' hypersensibilitรฉ ร ...'
De lรฉgรจres variations dans la tension du front, des rides autour des yeux, de la courbure des lรจvres, signalent rapidement si quelqu'un est ร l'aise, dรฉtendu, effrayรฉ, mรฉfiant...
** en PNL, on dรฉfinit cela de ' Non Verbal ' : votre corps exprime aussi des messages et des expressions en plus de vos expressions verbales avec autrui !
Les ' Neurones Miroirs ' enregistrent ce qu'ils perรงoivent, et le corps s'adapte intรฉrieurement ร cette information ! De mรชme, les muscles du visage annoncent aux autres :
- un รฉtat d'excitation ou un รฉtat de calme;
- comment rรฉagit le coeur;
- un รฉtat de fuite ou de se jeter sur l'autre personne !
Dans une conversation, si une personne envoie un message comme « tu n'a rien ร craindre de moi », l'autre se dรฉtend. Si par chance, elle est bienveillante, l'autre, se sent rรฉconfortรฉ !
La culture occidentale, nous enseigne ร nous concentrer sur la singularitรฉ personnelle, mais ร un niveau plus profond, l'homme existe ร peine en tant qu'organisme individuel !
Son cerveau est conรงu pour aider l'humain ร se conduire comme un membre d'une tribu. Il fait partie de cette tribu mรชme quand il est seul - par exemple : en รฉcoutant de la musique que d'autres ont composรฉe; en regardant un match et que vos propres muscles se bandent quand les joueurs s'รฉlancent; oรน en prรฉparant un dossier pour une rรฉunion d'รฉquipe au boulot et en prรฉvision des rรฉactions du patron... L'essentiel de notre รฉnergie est consacrรฉ aux relations avec autrui !
Si on regarde au-delร de la liste des symptรดmes qui reรงoivent des diagnostics psychiatriques, on s'aperรงoit que chaque souffrance psychique, inclut :
- des difficultรฉs soit ร crรฉer des relations stables et satisfaisantes,
- soit ร rรฉguler l'excitation - comme exemple : les gens qui piquent rรฉguliรจrement des crises, se ferment, deviennent surexcitรฉs ou mรชme dรฉsordonnรฉs** !
**borderline
La prioritรฉ mรฉdicale classique, qui consiste ร vouloir dรฉcouvrir le bon mรฉdicament pour traiter un ou plusieurs ' troubles ', tend ร dissuader de chercher en quoi nos problรจmes entravent notre fonctionnement de membres d'une tribu !
La thรฉorie des maladies chroniques est le deuxiรจme trait de gรฉnie de Samuel Hahnemann, aprรจs la dรฉcouverte de la loi de la similitude, il s’est รฉmu d’avoir de bons rรฉsultats toujours gรขchรฉs par la rรฉcidive des mรชmes maux.
ร quoi bon rรฉussir de soigner si le malade rechute ?
De nos jours, cette vision est encore rรฉvolutionnaire beaucoup semblent ne pas s’รฉmouvoir de voir un enfant prendre 10 jours d’antibiotiques tous les 15 jours pour la mรชme rhino-pharyngite ou la mรชme otite. La Chronicitรฉ est attribuรฉe au fait que l’enfant doit faire son immunitรฉ et voilร tout !
Pour les Homรฉopathes d’aujourd’hui, il en est tout autrement, si on peut soigner une poussรฉe d’eczรฉma mais que celui-ci revient trรจs vite, si on peut soigner une otite mais qu’elle se manifeste ร nouveau au bout d’un mois, si on apaise une anxiรฉtรฉ ou une insomnie mais que les mรชmes angoisses reviennent un peu plus tard, c’est qu’il existe une maladie invisible qui est sous-jacente ร la maladie visible. Plus que cela, la maladie invisible n’est pas la vraie maladie est ce pourquoi il y a rechute. Ce fil rouge invisible qui relie les unes aux autres, les rechutes et rรฉapparitions de symptรดmes est ce que nous appelons le terrain ou la diathรจse.
Si le terrain est donc en grande partie gรฉnรฉtique, il procรจde aussi de l’influence de notre mode de vie et de notre environnement !
Aujourd’hui, en mรฉdecine traditionnelle, tel spรฉcialiste s’occupe de tel organe, sans se prรฉoccuper du reste. Tout est question de mesure, d’รฉquilibre et de prise en compte de la totalitรฉ du problรจme donc de la maladie.
Soigner le terrain au-delร des symptรดmes, L’homรฉopathie est connue pour son innocuitรฉ, mais aussi, et peut-รชtre pour son efficacitรฉ « en profondeur », lร oรน la mรฉdecine classique รฉchoue, c’est ร dire dans le domaine des maladies chroniques ou rรฉcidivantes !
On sent bien que la mรฉdecine classique traite avec rapiditรฉ et efficacitรฉ mais que quelques choses รฉchappe: la dimension invisible du mal (de/des maladie(s).
Sources : extraits de l’homรฉopathie pour les nuls de Dr Daniel Scimeca
Pouvoir se sentir en sรฉcuritรฉ avec les autres est sans doute l'aspect primordial de la santรฉ mentale; les liens rassurants sont essentiels pour mener une vie gratifiante !
Beaucoup d'รฉtudes sur les rรฉactions aux catastrophes ont montrรฉ que le soutien social et le plus grand rempart contre le bouleversement dรป au stress et au traumatisme !
ร lire aussi :
Le soutien social ne consistent pas seulement en la prรฉsence des autres !
Le facteur crucial est la rรฉciprocitรฉ :
- รชtre vraiment vu, accepter, et entendu par notre entourage,
- sentir qu'une autre personne nous porte dans son coeur !
Pour que l'organisme se calme, guรฉrisse et s'รฉpanouisse, il nous faut un sentiment viscรฉral et d'amour !
Aucun mรฉdecin ne peut dรฉlivrer d'ordonnance d'amitiรฉ et d'amour, ce sont des aptitudes complexes et durement acquises ! Pas la peine - d'avoir รฉtรฉ traumatisรฉ pour se sentir gรชnรฉ, voire paniquรฉ ร une fรชte avec des inconnus !
De nombreux traumatisรฉs se trouvent chroniquement dรฉphasรฉs avec les personnes qui les entourent !
Certains puisent un rรฉconfort dans des groupes oรน ils peuvent rejouer leurs expรฉriences de combat, de viol, ou de torture avec des gens qui ont vรฉcu approximativement des รฉpreuves traumatiques similaires !
Souvent, se concentrer sur une histoire (collective) de victimisation traumatique en groupe (de paroles), permet parfois de calmer l'ardeur d'isolement - d'รชtre seul au monde, incompris, jugรฉ par beaucoup d'autres et particuliรจrement par la famille qui ne comprend pas ou ne veut pas comprendre. Mais raconter son ' histoire ' peut avoir le mรชme prix sous forme de dรฉnis et des indiffรฉrences plus collectives ou et individuelles !
Malheureusement, certains facilitateurs de groupe de parole cultivent rarement la souplesse mentale nรฉcessaire pour que les traumatisรฉs se libรจrent aux autres du mal qui les rongent ! Dans ce cas, le(s) traumatisรฉ(s) ne peuvent pas se libรฉrer d'un traumatisme !
Ces deux derniรจres dรฉcennies, il a รฉtรฉ largement admis que, lorsque les gens sont trop anxieux (traumatisรฉs) ou et trop fermรฉs pour trouver un soulagement auprรจs des humains, les relations avec d'autres mammifรจres peuvent aider !
Des chevaux, des chiens, voire des dauphins leur offrent une compagnie plus simple, tout en leur apportant un sentiment de sรฉcuritรฉ essentiel mais totalement diffรฉrent !
Aprรจs le traumatisme, on apprรฉhende le monde avec un autre systรจme nerveux, qui a une perception altรฉrรฉe de la sรฉcuritรฉ et de la prise de risque !
Porges a inventรฉ le mot : ' neuroception ' pour dรฉsigner la capacitรฉ ร รฉvaluer une sรฉcuritรฉ ou un danger relatif autour de soi !
Quand on tente de soigner des gens dont la ' neuroception ' est dรฉfectueuse, la difficultรฉ majeure consiste ร trouver des moyens de rรฉinitialiser leur physiologie, pour que leurs mรฉcanismes de survie cessent de jouer contre eux !
Il faut donc les aider non seulement ร mieux rรฉagir au danger, mais aussi, et surtout, ร retrouver la facultรฉ d'รฉprouver de la sรฉcuritรฉ et de la dรฉtente !
J'ai longuement interrogรฉ et suivi six rescapรฉs d'un accident d'avion, deux d'entre eux, ayant perdu conscience lors de la catastrophe mais sans avoir รฉtรฉ physiquement blessรฉs, se sont effondrรฉs psychiquement !
Deux autres sont restรฉs en รฉtat de panique bien aprรจs le dรฉbut du traitement. Les deux derniers avaient gardรฉs leur calme et leurs moyens, en aidant ร รฉvacuer d'autres passagers des dรฉcombres et des flammes !
J'ai trouvรฉ le mรชme รฉventail de rรฉponses chez des victimes d'accident de voiture, de viol, ou et de tortures physiques.
ร quoi tient ce spectre de rรฉponses :
concentration,
affolement,
ou effondrement ?
La thรฉorie de Stephen Porges nous fournit une explication :
le systรจme nerveux autonome rรฉgule trois รฉtats physiologiques fondamentaux.
Le niveau de sรฉcuritรฉ dรฉtermine lequel est activรฉ ร un moment donnรฉ.
Chaque fois qu'on se sent menacรฉ, on se tourne d'instinct vers le premier, ' l'engagement social ' en cherchant une aide et un rรฉconfort chez les personnes de notre entourage.
Mais si aucune ne nous porte secours, ou si le danger est imminent, on revient ร un mode de survie plus primitif : la lutte ou la fuite ! On repousse parfois son assaillant, ou, on se sauve en lieu sรปr !
Mais, si cela ne marche pas non plus, on ne peut pas s'enfuir, on est parfois clouรฉ au sol ou coincรฉ -, l'organisme tente de se prรฉserver en se fermant et en dรฉpensant un minimum d'รฉnergie. On se retrouve alors en รฉtat de ' blocage ' ou et ' d’effondrement ! '
C'est lร , que le ' nerf vague ' aux multiples branches intervient !
Je dรฉcrierai briรจvement son anatomie parce qu'il est essentiel pour comprendre comment les hommes rรฉagissent ร un traumatisme !
Le systรจme d'engagement social dรฉpend de nerfs qui partent des centres rรฉgulateurs du tronc cรฉrรฉbral, notamment le nerf vague - nommรฉ aussi le 'dixiรจme nerf crรขnien ', et de nerfs voisins qui activent les muscles du visages, de la gorge, de l'oreille moyenne ou du larynx.
Quand le ' complexe vagal central ' mรจne la barque, on rรฉpond aux sourires des autres, on hoche la tรชte lorsqu'ils acquiescent et fronce les sourcils en cas de dรฉsaccord !
Quand le complexe est embrayรฉ, il envoie aussi des signaux au coeur et aux poumons, ralentissant le rythme cardiaque et amplifiant la respiration. En consรฉquence, on se sent calme et dรฉtendu, concentrรฉ ou agrรฉablement excitรฉ !
Toute menace ร notre sรฉcuritรฉ ou ร nos liens sociaux crรฉe des changements dans les zones innervรฉes par le complexe vagal ventral. Quand survient un รฉlรฉment perturbant, nous montrons aussitรดt notre angoisse par des expressions faciales** et le ton de notre voix, pour faire signe aux autres de nous venir en aide !
** souvent non verbales
Mais si personne ne rรฉagit, la menace augmente et le cerveau limbique intervient. Le systรจme nerveux sympathique prend la relรจve, mobilisant nos muscles, notre coeur et nos poumons pour lutter ou fuir !
Notre voix devient plus stridente (distordue), notre coeur se met ร pomper plus vite.
Par exemple, un chien qui se trouve dans la piรจce, va s'agiter et gronder, car il peut sentir nos glandes sudoripares excitรฉes !
Par contre, s'il n'y a aucune issue, et que nous ne pouvons rien faire pour empรชcher l'inรฉvitable, nous activerons l'ultime ' systรจme d'urgence ' : le ' complexe vagal dorsal ', une partie trรจs ancienne du systรจme nerveux parasympathiques.
Le ' complexe vagal dorsal ', lui, descend jusqu'ร l'estomac,, l'intestin et aux reins, rรฉduit alors radicalement notre mรฉtabolisme. Notre rythme cardiaque baise brutalement (on peut ressentir que le coeur lรขche !), on ne peut pas respirer, et nos tripes cessent de marcher ou se vident !
C'est le moment peut-รชtre, qui peut-รชtre fatal pour vous, soit oรน on se dรฉsengage, soit on se bloque, ou encore on s'effondre !
** pour cela, il est impรฉratif que vous preniez conscience avant que cela, vous soit fatal, de comprendre : ' vos troubles', ' le terrain de votre / vos traumatisme(s) !' **
Pourquoi รชtes-vous malade, dรฉpressif, traumatisรฉ ?
Quels sont les dรฉclencheurs qui font que vous รชtes malade ?
Quels sont les symptรดmes de votre maladie ?
une derniรจre...
Qu'est-ce qui vous a rendu malade : un travail, une relation toxiques ou et perverses... ??
On peut parler de traumatisme lorsque que le ' complexe vagal central ' tombe en panne ! L'immobilisation est ร la base de la plupart des traumatismes.
Quand on est paralysรฉ, le complexe vagal dorsal prend souvent le dessus : le coeur ralentit, la respiration devient superficielle et, tel un zombie, on perd le contact avec soi mรชme et oรน avec son environnement !
Parfois, on se dissocie, on s'effondre et on s'รฉvanouit !
Stephen Porges m'a aidรฉ ร prendre conscience qu'une mรฉfiance relative รฉtait l'รฉtat naturel des mammifรจres !
Mais, pour se sentir proche d'une autre personne, on doit endormir quelque temps son systรจme dรฉfensif ! Pour pouvoir jouer, s’accoupler, et nourrir ses petits, il faut que le cerveau suspende sa prudence naturelle !
De nombreuses personnes traumatisรฉes sont trop souvent sur le qui-vive pour apprรฉcier les plaisirs mรชmes simples de la vie, d'autres, sont trop รฉpuisรฉes, engourdies pour essayer d’intรฉgrer de nouvelles expรฉriences, voire mรชme de discerner les signes d'un rรฉel danger !
En gรฉnรฉral lorsqu’on fait un burn-out (ou et une dรฉpression), on la nie jusqu’ร ce qu’un jour, votre corps et votre esprit dit « STOP » oรน « GAME OVER !». Eddy Vonck
Si le dรฉtecteur de fumรฉe neuronale fonctionne mal, certaines personnes ne courent plus lorsque cela serait nรฉcessaire, ou mรชme ne ripostent pas lorsqu'elles devraient se dรฉfendre !
Lire aussi :
Si nous comprenons que les victimes d'un traumatisme restent bloquรฉes dans un rรฉflexe de lutte ou de fuite, ou dans une attitude de fermeture chronique.
Comment pouvons-nous les aider ร dรฉsactiver ces manลuvres dรฉfensives qui ont assurรฉ une fois leur survie ?
Certaines personnes ont le don d'y arriver intuitivement, Stephen Porges qui a dirigรฉ le programme de jeu au Trauma Center. Faisait souvent le tour de la clinique avec un ballon de toutes les couleurs et, quand il voyait un enfant en colรจre ou figรฉ dans la salle d'attente, il lui lanรงait un grand sourire !
Le gamin rรฉagissait pas ou rarement, un peu plus tard, il revenait et faisait tomber accidentellement le ballon prรจs de l'enfant. Par un รฉchange de passes et, peu aprรจs, on les voyait sourire l'un et l'autre !
ร partir de gestes simples, fondรฉs sur un accord rythmique, Stephen avait crรฉรฉ un petit lieu sรปr oรน le systรจme d'engagement social pouvait commencer ร se reconstruire !
Une chose est sรปre : hurler ร la figure d'une personne dรฉjร traumatisรฉe et qui a dรฉjร perdu sa maรฎtrise de soi ne fait qu'aggraver son รฉtat !
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Comme un chien se recroqueville quand on crie ou remue la queue au son d'une voix gentille, les humains rรฉagissent de la mรชme maniรจre aux hurlements, comme le chien, crier dessus crรฉe de la peur voir une forme de terreur !
Notre systรจme รฉducatif, comme de nombreuses mรฉthodes prรฉtendant guรฉrir le traumatisme, a tendance ร contourner l'importance du ' systรจme d'engagement social ' pour mobiliser uniquement les facultรฉs cognitives de l'esprit !
Les effets de la peur et de la colรจre sur la capacitรฉ de raisonnement ont beau รชtre connus, de nombreuses approches dites thรฉrapeutiques persistent ร ignorer qu'il faut enclencher le systรจme de sรฉcuritรฉ du cerveau avant de chercher ร promouvoir de nouvelles faรงons de penser !
Lorsque des enfants sont hostiles (** idem pour les adultes non hostiles ร ...) ou paraissent dรฉfensifs, fermรฉs ou furieux, il importe de reconnaรฎtre que cette ' mauvaise conduite ' peut dรฉfinir et dรฉvoiler un comportement, parce que l'enfant (ou l'adulte) survie peut-รชtre ร de graves menaces, mรชme si cette attitude puisse dรฉranger ou vous rebuter !
Un exemple vรฉcu : lorsque j'รฉtais assistant de vie scolaire ร Paris en 2014, j'ai rencontrรฉ Val, un gamin de 11 ans d'origine africaine totalement dรฉscolarisรฉ. Il m'a fallu comme Porges, beaucoup de magie pour l'รฉveiller ce pauvre petit gars. Parce que lors de mon premier jour, il dormait au fond d'une classe dans une totale ignorance de l'enseignante. Au fil des jours, Val a commencรฉ ร se dรฉvoiler, un jour, il me disait 'dรฉtester les femmes enseignantes'. Je comprenais pas ! Mais au fil des jours que je bossais, c'est dans la salle des profs que j'ai compris 1) pourquoi, il dormait. 2) pourquoi, il n'aimait pas les enseignantes. Les adultes peuvent รชtre de trรจs mรฉchantes personnes, ce que j'avais entendu en salle de prof, sur Val รฉtait scandaleux, toute l'รฉquipe รฉducative รฉtait coupable de terreurs, de traumatismes, d'insultes et d'exclusions sociales envers cette enfant. Et l'une des enseignante avouait que c'รฉtait mieux qu'il soit au fond d'une classe, qu'il dorme et qu'il me foute la paix !**
Le travail de Porges a eu une influence profonde sur les modes de traitement des enfants battus et des adultes traumatisรฉs !
Mais la thรฉorie vagale nous a aidรฉs ร comprendre pourquoi toutes ces techniques, non conventionnelles :
- yoga thรฉrapeutique,
- atelier de thรฉรขtre,
- cours de karatรฉ pour les victimes de viol, appelรฉ ' modรจle d'impact d'agression ',
- techniques de jeu de stimulation sensorielle...
Sont aujourd'hui, utilisรฉs dans le monde entier !
Elles, nous a sensibilisรฉ ร l'association des approches :
' de haut en bas ' : visant ร activer l'engagement social; et des dรฉmarches ' de bas en haut ' destinรฉes ร calmer les tensions physiques !
Nous รฉtions ouverts ร la valeur d'approches sรฉculaires, non pharmacologiques, qui avaient รฉtรฉ longtemps pratiquรฉes en dehors de la mรฉdecine occidentale : - et qui vont,
- des exercices de respiration ' le pranayama ',
- aux ' arts martiaux comme le ' qi gong '
- en passant par les percussions, psalmodie, le chant et la danse !
Toutes reposent sur les rythmes interpersonnels, la conscience viscรฉrale, la communication vocale et faciale, qui aident ร sortir des รฉtats de lutte ou de fuite, et ร rรฉorganiser la perception du danger et ร mieux faire face aux relations humaines.
Sources : Bessel van der Kolk
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Le sujet est vaste, je vous invite si vous avez lu cet article, jusqu'au bout, de dรฉbattre et de commenter ci-dessous, merci !
** mes interventions et commentaires perso !
Eddy Vonck
Rรฉdacteur bรฉnรฉvole de Psycho'Logiques









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