𝗦𝗼𝗹𝗶𝗱𝗮𝗿𝗶𝘁𝗲́𝘀 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗳𝗮𝗰𝗲 𝗮𝘂 𝗰𝗵𝗼̂𝗺𝗮𝗴𝗲 - 𝗟𝗲 𝗰𝗵𝗼̂𝗺𝗮𝗴𝗲 𝗻𝘂𝗶𝘁 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝘀𝗮𝗻𝘁𝗲́
Le chômage nuit à la santé
Pourtant,
les rares études concernant de grandes populations de chercheurs
d’emploi mettent en évidence les effets négatifs du chômage sur
plusieurs aspects de la santé somatique et psychique.
Ainsi, on observe une surmortalité des chercheurs d’emploi avec 10 000 à 14 000 décès « imputables » chaque année au chômage**. Cette surmortalité parait liée à
des maladies, notamment à des pathologies cardiovasculaires plus
fréquentes chez les chercheurs d’emploi, aux conséquences de
comportements addictifs apparus après la perte d’emploi ou à des suicides.
Le chômage impacte également négativement les habitudes de vie, les
addictions, les comportements à risque et l’activité physique des
personnes qui le vivent, constituant autant de sur-risque pour leur
santé.
Enfin, l’ensemble des recherches réalisées en psychologie indique que le chômage est vécu comme une épreuve qui s’accompagne de stress, d’anxiété et de déprime mais également d’un profond sentiment de honte et de culpabilité.
En cela, l’expérience du chômage constitue souvent un véritable traumatisme.
Réinsertion
La difficulté à s’insérer s’accompagne donc d’une forme ou l’autre de jugement qui tend à rendre les chercheurs d’emploi responsables de leur sort.
À
la précarité de l’emploi s’ajoute ainsi une deuxième souffrance,
souvent bien pire que la première, puisqu’elle stigmatise ces personnes
au chômage, elle humilie.
Ce mépris n’est pas seulement une douleur psychologique, il produit aussi des effets très concrets, bloquant, chez ceux qui le subissent, le développement et l’expression de leurs capacités.
Ajoutons
à tout cela que les exclus de l’emploi ont rarement de quoi se défendre
: souvent très isolés et dépendants des institutions, ils ne peuvent se
permettre de « hausser le ton » pour s’expliquer. Bref, la
marginalisation enferme dans une nasse d’où il est très difficile de
sortir.
**Sources : rapport chômage 2018 - SNC France
Je valide l'opinion de ce professeur et vous en pensez quoi ?
"Je suis enragé contre la psychanalyse, en tant que sociologue je vois la société dysfonctionner et ceux que vous percevez comme malades je les perçois comme des paratonnerres qui attestent que la société n'est pas au service de la vie.
Je ne vois pas des malades mais de grands sensibles qui ne peuvent pas contenir la souffrance lié à quelque chose de dysfonctionnel."
Pr Michael Hakeem

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