𝐓𝐫𝐚𝐮𝐦𝐚𝐭𝐢𝐬𝐦𝐞 - 𝐋𝐞 𝐜𝐨𝐫𝐩𝐬 𝐬𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭... si le traumatisme est codé dans des sensations d'estomac noué ou de coeur brisé, notre priorité consiste à aider ses victimes à sortir des états de lutte ou et de fuite, et à réorganiser leur perception du danger et à gérer leurs relations ! par Bessel van der Kolk
Notre société est de plus en plus sensibilisée au ' traumatisme ', chaque jour ou presque, un de mes collègues publient un nouveau rapport sur la façon dont ' le traumatisme perturbe ' : les rouages de l'esprit, du cerveau et du corps !
L'étude sur les ' expériences négatives ' de l'enfance a révélé les effets dévastateurs de la maltraitance infantile sur la santé (** qui peut se poursuivre dramatiquement tout le long d'une vie humain adulte !)
Partout dans le monde, je rencontre des gens : ' enseignants, thérapeutes, médecins, gardiens de prison, ou philanthropes ' qui prennent ces données au sérieux et travaillent inlassablement à développer des interventions plus efficaces !
Si vous êtes arrivé à ce point du livre, vous en faites également partie !
Les progrès des ' neurosciences ' nous ont aussi aidés à mieux comprendre comment le ' traumatisme ' altère le développement du cerveau, l'autorégulation, la capacité à rester concentrer et à l'écoute des autres !
Des techniques d'imagerie élaborées ont identifié les origines cérébrale du ' syndrome de stress post-traumatique ! '
Aujourd'hui, Grace à elles, nous pouvons voir pourquoi les personnes traumatisées peuvent être perturbées par des lumières ou des sons, et prompts à exploser ou à se fermer à la moindre provocation.
Nous avons appris que, tout au long de la vie, les expériences changent la structure et les fonctions du cerveau - et mème, affectent les gènes que nous transmettons à nos enfants !
Nous savons non seulement traiter le ' traumatisme ' mais aussi, de plus en plus, comment le prévenir !
Mais, après avoir appris les dernières restrictions budgétaires, le désespoir me gagne ! Il semble que nous régressions à bien des égards !
Lire aussi mes articles :
Les débats sur le ' syndrome de stress post-traumatique ' ont toujours tendances à se concentrer sur :
- les vétérans de fraîche date,
- des victimes des attentats à la bombe,
- ou, aux rescapés d'accident graves !
Or, le traumatisme reste un problème de santé publique plus vaste, peut-être la pire menace pour le bien-être aux Usa (** aussi en Europe !)
Depuis 2001, le nombre d'hommes tués dans nos frontières par un parent ou un conjoint dépasse de loin celui des perte en Irak et en Afghanistan !
Les femmes américaines (** pas qu'américaines et pas que des femmes), courent deux fois plus de risque de souffrir de violence conjugale que d'un cancer du sein !
D'après les estimations de l'Académie américaine de pédiatrie, les armes à feu tuent deux fois plus d'enfants que le cancer !
Nous sommes apparemment plutôt découragés - pour mettre sur pied, de vastes initiatives qui aideraient les personnes traumatisées à apprendre à :
Affronter la peur, la rage et l’effondrement : les conséquences (** les facteurs, les déclencheurs... ) prévisibles du traumatisme !
Quand, je donne des conférences sur le ' traitement du traumatisme ' on me demande souvent de laisser (** ne pas faire) la politique de côté pour me concentrer sur les ' neurosciences ' et la thérapie !!
** De mon point de vue, nous ne pouvons pas mettre de côté les acteurs politiques (même s'ils n'ont rien à foutre du sujet), parce que ce sont eux, qui détiennent le pouvoir de l'argent et des lois... Depuis la crise de 2020, on voit bien - que le traumatisme et les gens malades rapportent plus de pognon que de les soigner avec des thérapies nouvelles que toute façon, ils veulent interdire l'homéopathie, l’aromathérapie... **
J'aimerais dissocier le ' traumatisme ' de la politique (** des décisions politiques), mais tant que nous continuerons à vivre dans le déni et à ne pas traiter - les effets du mal - en fermant collectivement les yeux, notre entreprise (** le monde entier) sera vouée à l'échec !
Dans le monde actuel, c'est le code postal, plus encore que le code génétique, qui dicte les chances de mener une vie saine et sereine.
Le niveau de revenu, la structure familiale, le logement, la situation professionnelle et les possibilités éducatives affectent non seulement le risque de développer un stress traumatique, mais aussi l'accès à une aide efficace pour le surmonter.
le traumatisme engendre le traumatisme; les hommes meurtris blessent d'autres hommes.
Bessel van der Kolk
Bien & mal : Chercher à mieux comprendre le mal qui nous atteint, tout en essayant de réellement le transformer et dépasser, cela semble une attitude plus sage !La Psychosynthèse de Roberto Assagioli
Je vous invite aussi à lire :
J'ai montré dans ce livre (** voire les autres articles de ce blog) que de nombreux problèmes psychiques, qui vont de l'addiction aux conduites autodestructrices, sont initialement des tentatives pour affronter des émotions (** en soi) rendues insupportables par un manque de soutien et de contact humain !
Qu'essaient la personne traumatisée de supporter ?
Comment le patient arrive-t-il à se soulager ?
Le patient est-ils à l'écoute de son corps et que fait-il pour cultiver une sensation de pouvoir, de détente et de vitalité ?
Ont-ils des interactions dynamiques avec les autres ?
Qui les connaît, les aime vraiment et qui se soucie d'eux ?
Sur qui peuvent-ils compter quand ils sont malades ou anxieux ?
Font-ils partie d'une communauté et jouent-ils un rôle crucial dans la vie de leur entourage ?
De quelles aptitudes précises la personne traumatisée ont-elle besoin pour se concentrer, se reconstruire et faire des choix ?
Sont-ils portés par une motivation, comment se porte leur élan ?
Quels sont leurs talents ?
Que se passerait-il si tous les enfants avaient accès à des garderies de qualité, où les parents pourraient tranquillement les laisser en partant travailler ?
Les hommes feront n'importent quoi pour les gens en qui ils ont confiances et dont l'opinion (** réciproque) compte pour eux (** et même dans un collectif !)
« Tant que nos proches pensent à nous et nous gardent dans leur coeur, nous gravirons des montagnes, franchirons des déserts et resteront debout toute la nuit pour finir des projets ! »
À quoi ressembleraient nos systèmes scolaires si chaque enfant pouvait fréquenter une maternelle cultivant la coopération, l'autorégulation des émotions, la persévérance et la réflexion - si les écoles ne se focalisaient pas sur les examens, auxquels, les enfants se soumettent volontiers dès lors qu'on les laisse suivre leur curiosité naturelle et leur désir d'exceller, et qu'ils ne sont pas fermés par la peur, la surexcitation ou le désespoir !
Dans la vie, l'échec est inévitable; c'est même un aspect crucial de toute existence réussie.Tal Ben-Shahar - Extrait: L'apprentissage de l'imperfection
Toutefois, lorsqu'ils n'arrivent pas à calmer leur mal-être, ils peuvent aussi céder à l'attrait des médicaments, de devenir chef de bande, et même extrémistes religieux ou politiques !
J'aime à croire que, le jour où notre société se concentrera sur les besoins des enfants, toutes formes de soutien familial - viendront à paraître, non seulement, désirable mais faisable !- la réciprocité,
- l'écoute mutuelle,
- le regard réciproque...
De même, qu'on enseigne l'histoire et la géographie, on devrait inculquer le fonctionnement du corps et du cerveau - car, pour se maîtriser, les enfants comme les adultes doivent se familiariser avec leur ' monde intérieur ', afin de savoir précisément :
« Je suis convaincu, que toutes personnes constituées possèdent des talents, des savoirs et des compétences innés, c'est d'une évidence même, j'en suis la preuve, quelle que soit la couche sociale à laquelle nous appartenons, vous avez-vous aussi des potentiels »
Eddy Vonck
L'intelligence émotionnelle commence par l'identification de ses sentiments et par la ' sensibilité ' des autres !
Nous procédons très simplement avec des miroirs !
Se regarder dans une glace aide les enfants à prendre conscience de l'image qu'ils donnent quand, ils sont tristes, en colère ou déçus (** à cause de quelques choses ou de quelqu'un !)
Puis nous demandons : Quel effet ça te fait de te voir ce genre de mine ?
Nous leur apprenons comment leur cerveau est construit, à quoi servent les émotions, où, elles s'inscrivent dans leur corps et comment, ils peuvent communiquer leurs sentiments aux gens qui les entourent !
Ils comprennent ainsi, que les muscles de leur visage révèlent en partie ce qu'ils éprouvent, puis, ils font l'expérience en voyant l'effet de leurs expressions sur les autres !
Nous renforçons aussi leur ' tour de guet ' en leur apprenant à reconnaître et à nommer leurs sensations !
Par exemple : quand leur poitrine se serre, cela traduit souvent de l'anxiété; leur respiration devient superficielle, et ils sont nerveux !
Comment le corps exprime-t-il la colère ?
Et que peuvent-ils faire pour modifier cette sensation ?
Robert Dilts vous dirait dans ses formations Pnl :
« Bienvenue ! »
Que se passe-t-il s'ils prennent une inspiration profonde, sautent à la cordes ou cognent sur un punching-ball ?
Vont-ils mieux en tapotant des points d'acupression ?
Nous essayons d'offrir aux élèves et aux professeurs comme aux soignants, une ' boîte à outils ' qui leur permette de prendre en charge leurs réactions émotionnelles !
Pour développer la réciprocité, nous utilisons d'autres exercices en miroir, qui sont la base d'une communication sereine !
Les enfant imitent (** en Pnl, on utilise le mot ' modélisation ') d'abord les expressions d'un partenaire, puis des gestes et des sons !
Pour bien y arriver, ils doivent s'appliquer à regarder et à s'écouter vraiment les autres !
Des jeux comme ' Jacques-a-dit ' déclenche souvent le rire - un signe de sécurité et de détente !
Quand des adolescents refusent de se prêter à ces jeux qui leurs paraissent stupides, nous acquiesçons, mais, nous les engageons à le faire en les priant de les montrer aux plus petits qui ont aussi besoin de leur aide !
De même, les enfants et les enseignants apprennent qu'une règle aussi simple que faire un maximum de passe avec un ballon sans le laisser tomber favorise :
- la concentration,
- la cohésion
- et le plaisir du groupe !
Pour les adolescents, certaines écoles ont installé des postes de travail informatique, où, ils peuvent s’exercer à des jeux vidéo qui améliorent la concentration et la variabilité de la fréquence cardiaque...
La résilience est le fruit de l'autonomie : savoir qu'on est capable de faire quelques choses le mieux possibles favorise cette capacité à rebondir même pour une personne traumatisée !
** mais pour activer cette résilience, il faut être entourer pas des gens animées et soutenant, qui apprennent qu'ils pouvaient aussi se dépasser ! **
L'athlétisme, la musique, le théâtre et la danse développent tous l'échange et l'autonomie !
Ces pratiques donnent aussi aux enfants (** y compris les adultes) de nouveaux défis ( ** objectifs) et permettent de sortir du rôle et des inconforts qu'ils ont connu dans la vie !
Ces efforts intenses, partagés, obligent les enfants à collaborer, à faire des compromis et de rester concentrés !
Les tensions sont souvent à fleur de peau, mais ils tiennent parce qu'ils ont l'envie de gagner le respect par exemple : du metteur en scène ou décide, de ne pas laisser tomber le groupe !
Ces programmes donnent des résultats :
les enfants présentent moins de :
- réactions émotionnelles,
- d'anxiété
- et d'agressivités...
Ils s'entendent plus facilement avec les autres,
et deviennent souvent meilleur élève en classe...
Leur déficit d'attention, leur hyperactivité et leur ' trouble oppositionnel ' avec provocation, diminuent et leur sommeil s'apaise !
Ils sont encore victimes et témoins d'événements terribles, mais ils arrivent maintenant à en parler à quelqu'un de confiance !
Ils ont acquis assez de ' confiance ' pour demander de l'aide !
Nos interventions en milieu scolaire peuvent marcher, si on fait appel aux capacités de coopérations naturelles et aux réactions innées à la sécurité, à l'imagination et de la réciprocité !
Le traumatisme, nous confronte chaque jour à notre fragilité ( ** à notre vulnérabilité) et malheureusement, à la cruauté humaine envers ces hommes et ces femmes...
Elle nous confronte également d'aller vers cet état de résilience recherché mais étonnant !
La plupart des grands initiateurs des ' changements sociaux ' ont connu personnellement le traumatisme comme Nelson Mandela...
Le ' traumatisme ' est aujourd'hui , notre problème de santé le plus urgent à résoudre, nous avons les connaissances nécessaires pour y répondre efficacement, la balle est dans notre ( ** votre ) camp !
Une dernière conclusion du livre
L'introduction du ' diagnostic de trouble de traumatisme ' développemental a pour but de rendre plus prés de la réalité des présentations cliniques des enfants et des adolescents exposés à un traumatisme interpersonnel, afin d'aider les cliniciens à développer des interventions efficaces et à ce que les chercheurs étudie la ' neurobiologie ' et la transmission liée aux ' violences interpersonnelles chroniques (** dans toutes nos sociétés !)
Que ces personnes présentent ou pas un ' syndrome de stress post-traumatique ', les enfants qui ont grandi dans un contexte de violence constante, de maltraitance et de soins médiocres sont desservis ( ** niée, dénié, incompris...) par la méthode d'évaluation actuelle, qui mène souvent à des ' diagnostics ' multiples, disparates ou mêmes inexistants.
La politique de privilégier le contrôle du comportement sans reconnaître le traumatisme interpersonnel et le manque d'approfondissements de certains praticiens est une ineptie regrettable (** je pense aux nombreux médecins et mêmes aux thérapeutes croisés très impactants mais très incompétents en matière du trauma !) Il y a un manque certain de sécurité (** entre praticiens et patients mais pas que) dans l'étiologie (** les protocoles) des symptômes; en négligeant la résolution des troubles développementaux qui sous entendent ces symptômes !
Pour nouer de vraies relations, il faut pouvoir considérer les autres comme des êtres distincts, chacun avec ses propres motivations. Il est, certes, nécessaire de se défendre lorsque cela est urgent et utile pour soi; mais il faut arriver aussi à reconnaître que les autres (y compris la société civile) ont leurs propres objectifs personnels de survie !
Sources : Bessel van der Kolk
Autres sujets du livre :
𝑳𝒆 𝒃𝒍𝒐𝒄𝒂𝒈𝒆 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒆 𝒕𝒓𝒂𝒖𝒎𝒂𝒕𝒊𝒔𝒎𝒆 par Bessel van der Kolk - le Corps n'oublie rien !
𝑳𝒆 𝒑𝒔𝒚𝒄𝒉𝒊𝒂𝒕𝒓𝒆 𝑩𝒆𝒔𝒔𝒆𝒍 𝒗𝒂𝒏 𝒅𝒆𝒓 𝑲𝒐𝒍𝒌, 𝒕𝒉𝒆́𝒓𝒂𝒑𝒆𝒖𝒕𝒆 𝒂 𝒑𝒂𝒔𝒔𝒆́ 𝒒𝒖𝒂𝒓𝒂𝒏𝒕𝒆 𝒂𝒏𝒔 𝒂̀ 𝒔𝒐𝒊𝒈𝒏𝒆𝒓 𝒅𝒆𝒔 𝒔𝒖𝒓𝒗𝒊𝒗𝒂𝒏𝒕𝒔
Autres sujets :
Le sujet est vaste, je vous invite si vous avez lu cet article, jusqu'au bout, de débattre et de commenter ci-dessous, merci !
** mes interventions et commentaires perso !
Eddy Vonck
Rédacteur bénévole de Psycho'Logiques


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