𝐁𝐞𝐬𝐬𝐞𝐥 𝐯𝐚𝐧 𝐝𝐞𝐫 𝐊𝐨𝐥𝐤 - 𝐂𝐡𝐚𝐜𝐮𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐮𝐦𝐚𝐭𝐢𝐬𝐞́𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐣'𝐚𝐢 𝐫𝐞𝐧𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞́𝐬 𝐞𝐬𝐭 ' 𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐥𝐢𝐞𝐧𝐭 ' 𝐚̀ 𝐬𝐚 𝐦𝐚𝐧𝐢𝐞̀𝐫𝐞, 𝐞𝐭 𝐥'𝐞𝐧𝐝𝐮𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐭𝐨𝐮𝐬, 𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞 𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭 !
Chacun sait ce qui arrive quand ont est humilié : on emploie toute son énergie à se protéger !
On peut aussi refouler ses sentiments, se mettre en colère ou tramer sa vengeance...
Nombre de comportements qui passent pour des problèmes psychiatriques - dont certaines obsessions, compulsions et crises de panique, ainsi que la plupart des conduites autodestructrices - ont été initialement des tactiques d'autodéfense !
Ces adaptations au traumatisme peuvent entraver la capacité de fonctionnement au point que les - psychiatres - et les patients eux-mêmes, croient trop souvent qu'un rétablissement est impossible !
Tenir ces symptômes pour des handicaps permanents ramène le but du traitement à trouver le bon cocktail de médicaments, ce qui crée souvent une dépendance à vie !
Il est beaucoup plus utile de considérer l'arrogance ou la passivité, la colère ou la dépression, comme des comportements appris : à un moment donné, le patient a fini par croire qu'il ne pourrait survivre qu'en étant dur, sévère, invisible ou absent envers lui-même, ou que de céder (**aux autres) était plus sûr !
De même, que les traumatismes (** refoulés) ne cessent de surgir (** sous forme de reviviscences) jusqu'à ce qu'on les enterre !
Les adaptations traumatiques persistent jusqu'à ce que l'organisme soit suffisamment rassuré pour intégrer toutes ses parties qui ont été bloquées soit en tentant de combattre (** ses démons de la vie) ou d'éviter le traumatisme (** renier les messages d'alertes du corps qui s'impriment !)
Chacun des traumatisés que j'ai rencontrés est ' résilient ' à sa manière, et l'endurance de tous, force le respect !
Sachant combien d'énergie, les personnes traumatisées déploient pour survivre; je ne m'étonne pas du ' prix ' qu'elles doivent souvent payer :
l'absence de rapport bienveillant avec leur corps, leur esprit et leur âme ! (** y compris - les gens de la ville !)
Tenir bon, laisses des traces ! Beaucoup d'enfant préfèrent se détester que risquer de perdre leurs parents (** leurs familles, leurs amis...) en fuyant ou en exprimant (** pas) leur colère !
Les enfants maltraités ont tendance à se croire foncièrement odieux; c'est la seule manière dont leur esprit immature peut expliquer, pourquoi, ils ont été malmenés : ils oublient les violences qu'ils ont subies, ils refoulent leur désespoir ou leur rage; ils anesthésient leurs sensations physiques !
Si on a été brutalisé dans son enfance, on garde souvent en soi, une partie juvénile figée dans le temps, cramponnée à cette ' haine ' de soi et à ce déni !
Beaucoup d'adultes rescapés d'événements terribles sont pris dans le même piège !
Refouler des sentiments intenses peut induire une grande adaptabilité à court terme, par exemple : en facilitant la concentration sur des tâches essentielles (** ou mêmes restreintes !)
Lire mon article :
** Au plus, il y a de l'incompréhension y compris du déni entre ce qui est raconté à d'autres et que les autres peuvent ne pas croire, il y a un risque important que la personne traumatisée pas entendue, s'isole de tous y compris la société ! **
** Exprimer à son frère et ses sœurs par exemple que notre père est un salaud parce qu'il a tabassé notre mère - dans l'inconscient collectif familial, il est tabou de parler de quelqu'un de la famille de cette manière, ainsi, l'accusation risque de s'inverser vers moi ! **
Je vous propose une vidéo d'une conférence de 2016, sur le sujet tabou - de l'accusation de l'enfant adulte vers le(s) parents -
Mais, la personne traumatisée ne comprendra peut-être jamais que ' sa partie traumatisée ' s'est réveillée par la passivité et qu'une autre part de lui, intervient pour le protéger de sa facette très vulnérables !
C'est en aidant (** reconnaissant) toutes ces parties (refoulées, haineuses, colériques...) à ne plus croire (** aux fausses croyances, dénis...), qu'une thérapie peut devenir salvatrice !
Il est impératif d'apprendre à vivre avec les souvenirs du passé sans en être ébranlé, mais pour la plupart des personnes traumatisées, y compris, ceux, qui semblent bien fonctionner ou qui brillamment, réussissent dans certains domaines de leur vie, restent confrontés à un plus grand défi : reconfigurer un système corps-esprit constitué par eux pour supporter le pire ou une reviviscence !
Ils doivent donc revisiter, non seulement leurs souvenirs traumatiques pour les intégrer, mais aussi les ' parties d'eux-mêmes ' qui ont développé les habitudes défensives qui parfois, les ont aidés à survivre !
Pour nouer de vraies relations, il faut pouvoir considérer les autres comme des êtres distincts, chacun avec ses propres motivations. Il est, certes, nécessaire de se défendre lorsque cela est urgent et utile pour soi; mais il faut arriver aussi à reconnaître que les autres (y compris la société civile) ont leurs propres objectifs personnels de survie !
Sources : Bessel van der Kolk
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Le sujet est vaste, je vous invite si vous avez lu cet article, jusqu'au bout, de débattre et de commenter ci-dessous, merci !
** mes interventions et commentaires perso !
Eddy Vonck
Rédacteur bénévole de Psycho'Logiques
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