𝐁𝐞𝐬𝐬𝐞𝐥 𝐯𝐚𝐧 𝐝𝐞𝐫 𝐊𝐨𝐥𝐤 - 𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐮𝐧 𝐛𝐨𝐧 𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐭𝐢𝐞𝐧 𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐚 𝐦𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞𝐮𝐫𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐭𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐬𝐨𝐢𝐠𝐧𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐮𝐦𝐚𝐭𝐢𝐬𝐦𝐞
De nombreuses études ont montré qu'avoir un bon réseau de soutien est la meilleure protection pour soigner le traumatisme !
Quand ont est terrifié (** blessé, violé, agressé...) la sécurité et la terreur sont totalement incompatibles !
Le calme ne reviendra qu'à l'avantage d'une voix rassurante ou et de l’étreinte d'un proche.
Les adultes effrayés répondent aux mêmes modes de réconfort que les enfants affolés : ils doivent être enlacés et bercés, sentir qu'une personne plus forte les prend en charge !
Pour pouvoir se remettre d'une violence traumatique, l'esprit, le cerveau et le corps doivent être convaincus qu'ils peuvent lâcher prise sur l'événement qui les a traumatisé !
Les personnes traumatisées ne se laissent aller que si elles se sentent viscéralement protégés en se permettant d'associer ce besoin et ce sentiment de sécurité avec quelqu'un !
Après un traumatisme intense, la personne a besoin de voix et de visages familiers, de contacts physiques, de nourriture, d'un refuge chaleureux et d'un long sommeil !
Il est crucial de communiquer avec des êtres aimés, et de retrouver parfois, sa famille et ses amis dans un cadre apaisant (** bienveillant, empathique...)
Les traumatisés se remettent souvent grâce aux relations humaines, avec leurs proches ou et avec l'aide d'un thérapeute (** où toutes autres formes d'accompagnements à la condition que dans le dialogue traumatique, les parties concernées soient bienveillantes !)
Le rôle de ces liens est de donner aux personnes traumatisées, une sécurité physique et émotionnelle.
ce n'est pas le moment pour que l'accompagnant blâme, juge sont patient... Cela crée du désordre psychique et renforcera en outre le sentiment de honte de la personne traumatisée. Le thérapeute ou et assimilé à fonction de renforcer le courage d'affronter la réalité de l'événement traumatique du patient ! (** en tout cas, si l'accompagnant n'est pas en mesure d'être en capacité d'empathie et de neutralité, fuyez-le !)
Comme nous l'avons vu dans les autres chapitres, une bonne partie des connexions des circuits cérébraux est consacrée à l'harmonie avec autrui !
Un traumatisme lié aux ' relations humaines ' est généralement plus difficile à traiter que ceux dus aux accidents de la route ou même à des catastrophes naturelles !
Dans notre société, les traumatismes les plus courants des femmes et des enfants sont causés par les conjoints et les parents !
La violence conjugale, la maltraitance et les abus sexuels infantiles sont tous infligés par des gens censés aimer leurs victimes !
Cela brise, le plus grand rempart contre le traumatisme : la protection nécessaire et attendue logiquement offerte par nos proches !
Si les gens (** parents, grand-parents, professeurs, frères et sœurs, la société civile et même certains médecins et thérapeutes...) dont ' naturellement ' on recherche le ' soutien ' sont terrifiants, rejetants, la personne traumatisée se fermera en se bridant et en n'écoutant pas ses sentiments !
** Apprenez à diagnostiquer une personne méchante avec vous et complexe surtout si on vous a appris à ne pas écouter vos propres détresses psychologiques et à vous taire lorsque c'était injuste !** Eddy Vonck
Un enfant (mais c'est valable aussi pour l'adulte) maltraité par ses parents ou un autre adultes, doit retrouver d'autres moyens stratégiques de supporter :
- sa peur,
- sa colère,
- sa frustration...
Affronter seul sa terreur crée une autre série de problèmes :
- dissociation,
- désespoir,
- addictions,
- panique passagère ou chronique,
- le détachement du monde (fuir le monde !),
- explosions et rages diverses..
Ces patients qui ont ces antécédents associent rarement leur traumatisme passé à leurs sentiments (**refoulés) et leurs comportements actuels (** souvent inconscients !)
Le soulagement ne vient que lorsque la personne traumatisée peuvent reconnaître ce qui leur est arrivé (de moche) et de nommer les ' monstres ' ou les démons invincibles avec lesquels elles se débattent dans une forme - de loi du silence - une omerta - ou un pacte menaçant de ne jamais raconter ce qui est vrai !
Un de mes patient militaire et victime d'un prêtre pédophile (chapitre du livre 11), allait au gymnase, prenait des anabolisants, et étaient fort comme un bœuf ! Mais souvent en séance et lors de nos entretiens, ce patient agissait comme un enfant effrayé, parce qu'on fond de lui, le petit garçon violé et surtout blessé et traumatisé se sentait dès lors vulnérables !
Si le contact humain est l'écoute sont la source de l'autorégulation physiologique; dans bien des cas, la promesse d'intimité crée une peur d'être blessé, trahi et abandonné.
Le traumatisme non résolu peut être très ravageur en matière de relations humaines.
Si on a le coeur brisé parce qu'un être aimé a agressé, on peut craindre de souffrir à nouveau si l'on essaye de redonner sa confiance à quelqu'un d'autre !
Cela pose un vrai problème pour la guérison, une fois qu'on reconnaît que ses réactions ' post-traumatiques ' ont été, à l'origine des efforts pour survivre, on pourra trouver le courage d'affronter sa musique ou - cette cacophonie - intérieure qui vous parle (selon vos croyances **) à votre Esprit Conscient de souffrances corporelles, physiques, psychiques et physiologiques...
Pour cela, la personne traumatisée aura besoin d'être soutenu dans cette lourde tâche souvent thérapeutique.
On devra trouver ' quelqu'un ' à qui on se fiera suffisamment pour nous accompagner et qui pourra contenir nos sentiments sans danger et en aidant le/ la traumatisé(e) à écouter les messages douloureux de notre cerveau émotionnel - un guide qui n'aura pas peur de la terreur du patient, qui pourra si nécessaire, contenir, valider et comprendre la rage même la plus noire afin de sauvegarder une certaine intégrité pendant l'exploration du récit traumatique et de l'expérience souvent fragmentée que le patient, a dû si longtemps, cacher !
** souvent, dans une séance thérapeutique et traumatique, une seule séance ne suffira pas !**
Pour nouer de vraies relations, il faut pouvoir considérer les autres comme des êtres distincts, chacun avec ses propres motivations. Il est, certes, nécessaire de se défendre lorsque cela est urgent et utile pour soi; mais il faut arriver aussi à reconnaître que les autres (y compris la société civile) ont leurs propres objectifs personnels de survie !
Sources : Bessel van der Kolk
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Le sujet est vaste, je vous invite si vous avez lu cet article, jusqu'au bout, de débattre et de commenter ci-dessous, merci !
** mes interventions et commentaires perso !
Eddy Vonck
Rédacteur bénévole de Psycho'Logiques




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