𝐋𝐚 𝐯𝐫𝐚𝐢𝐞 𝐫𝐚𝐢𝐬𝐨𝐧 (𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚𝐪𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞, 𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐥𝐝𝐚𝐭𝐬 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐮𝐦𝐚𝐭𝐢𝐬𝐞́𝐞𝐬 𝐬𝐞 𝐭𝐚𝐢𝐬𝐞𝐧𝐭) 𝐞𝐬𝐭 𝐪𝐮'𝐢𝐥𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐝𝐞́𝐜𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞 𝐧𝐞 𝐬'𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐫𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐯𝐫𝐚𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐮𝐱 𝐦𝐚𝐮𝐯𝐚𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐨𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐮𝐦𝐚𝐭𝐢𝐬𝐞́𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐫𝐟𝐨𝐢𝐬 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞𝐮𝐬𝐞𝐬 ! Bessel van der Kolk
Le Traumatisme bouleverse autant ses témoins que ceux qui essaye d'en parler !
Le ' hic ' tient moins à un problème de langage qu'à la censure (** tabou) imposée par une forme de décence... ou et d'optimisme ?
La vraie raison (pour laquelle, les soldats et les personnes traumatisées se taisent) est qu'ils ont découvert que personne ne s'intéresse vraiment aux mauvaises nouvelles dont les personnes traumatisées sont parfois porteuses !
Qui a vraiment envie d'être ébranlé ?
Nous avons définis un mot, en fait, il signifie : HORRIBLE !
Parler d'événements pénible ne favorise pas forcément le rapprochement - bien au contraire : les sociétés et les familles rejettent les membres qui ose laver - leur linge sale en public (** ou en famille) !
Et autant les parents et les amis se lassent des gens qu'ils cadrent - enfermés dans leur peine !
C'est une des raisons, que les personnes traumatisées se replient souvent en eux-même et parfois, ou finissent par apporter un récit plus modéré de leur vraie vie juste pour éviter parfois de s'exclure de groupe de gens ou d'amis !
** « Se mentir à soi-même, se couper d'un élan de sensation est le pire des poisons qu'on puisse s'infliger inconsciemment. Lorsqu'on décide de cacher quelques choses de soi envers les autres (familles, amis, médecins...), à un moment, ou les dénis de soi de refuser d'exprimer : je souffre vraiment, renforcera tôt ou tard la dépression, ce sera votre corps qui à un moment donné parce qu'il en a ras le bol de vos mensonges qui va dire - stop - c'est peut-être à ce moment-là que vous comprendrez à votre manière, pourquoi vous êtes malade ? Qui ou Quoi ont été les déclencheurs de vos traumatismes ?, dès lors vous passerez de l'inconscience vers une conscience progressive qui peut-être débloquera les démons qui sont responsables de votre mal-être ou et de votre traumatisme » **
Il est très difficile de trouver un cadre dans une société du paraître et formatée, où exprimer sans risque sa douleur traumatique. Pourtant, trouver une communauté bienveillante et réceptive où l'on peut s'exprimer librement sa vérité, son récit traumatique de vie, permet de guérir !
C'est aussi pour cela que les ' survivants - ont besoin de thérapeutes professionnels (** et surtout compétents, empathes et bienveillants). Ils et elles doivent être former pour savoir ' écouter ' les détails déchirants de ses personnes traumatisées.
Les thérapeutes doivent avoir suivi eux-mêmes une thérapie intensive, pour pouvoir aussi, se protéger tout en restant émotionnellement ouverts à leurs patients, même, quand le récits les révoltent !
Un autre problème se pose quand les personnes traumatisées sont eux-mêmes - sans voix ! Quand l'air du langage de leur cerveau se ferme ! ( ne dis plus - mutisme **)
Aussi, quand on demande à des victimes de témoigner, elles sont souvent si bouleversées qu'elles sont à peine capables de parler, ou prises d'une telle panique qu'elle ne peuvent pas formuler clairement ce qu'elle ont subi !
Leur témoignage est alors souvent écarté - jugé trop chaotique, trop confus et trop fragmenté pour qu'il devienne crédible au yeux des autres (forces de police, juges, membres de la famille, amis et mêmes les thérapeutes ou et les assistants sociaux !)
La confusion et le mutisme sont monnaie courante dans les cabinets des thérapeutes, qui savent parfois que les patients ne supportent pas qu'on les presse à donner les détails de leur histoire - de leur vie !
Les thérapeutes ne doivent pas éviter la confrontation avec les détails, mais à aider et soutenir la personne traumatisée à tremper tranquillement un orteil dans l'eau, puis à le retirer, pour qu'ils abordent peu à peu la vérité !
Nous devons commencer par les aider à cerner des - îlots de sécurité intérieurs - c'est à dire - des parties de leurs corps, des gestes ou des postures sur lesquels ils peuvent s'appuyer dès qu'ils se sentent coincés, furieux ou et terrifiés. Ces parties sont souvent hors de portée du - nerf vague - qui transmet les messages de panique de l'abdomen, à la gorge et à la poitrine, de sorte qu'elles peuvent servir d'alliées pour intégrer le traumatisme !
Je demande par exemple à une patiente si ses mains peuvent la rassurer et, si oui, je l'incite à les remuer en explorant leur légèreté, leur chaleur et leur souplesse. Si ensuite, j'observe sa poitrine se serrer et sa respiration se faire courte, je lui dis de penser uniquement à ses mains et de les bouger, pour qu'elle puisse se sentir séparée de son traumatisme.
Ou bien, je l'invite à se concentrer sur son expiration et à remarquer comment elle peut la modifier, ou a lever et à baisser les bras à chaque expiration !
Quand un patient s'affaisse, je lui suggère de voir ce qui arrive lorsqu'il se redresse !
Voilà comment les gens découvrent leurs îlots de sécurité - en apprenant qu'ils peuvent créer des sensations physiques pour neutraliser cette impression de - perdre pied !
En thérapie, afin d'ouvrir une résolution du traumatisme, il est nécessaire de faire - un va-et-vient - c'est à dire : un mouvement pendulaire entre des états d'exploration et de sécurité, entre le corps et le langage, entre l'évocation du passé (** parfois très douloureux) et le sentiment d'être vivant dans le présent !
Aborder les souvenirs traumatiques n'est, toutefois, que le début du traitement ! Plus généralement, de nombreuses études ont montré que les personnes souffrant du ' syndrome de stress post-traumatique ' ont aussi des problèmes pour se concentrer et parfois d'assimiler de nouvelles informations !
Parfois, passé un certain temps, les personnes traumatisées ne déploient plus d'efforts pour affronter leur passé - leur problème se ramène souvent juste à se tenir - survivre !
** Une fois de plus, je ne suis pas en accord avec van der Kolk, souvent trop généraliste dans ses propos, prenons Mr X, il vient de faire un burn-out, après plusieurs passages de la médecine classique à la thérapie, Mr X semble ne pas être pris au sérieux, il ressent même des moqueries ou des jugements à propos de ce qu'il a vécu avant de comprendre que son dernier travail l'a persécuté et qu'il fait maintenant partie de la classification psychiatrique ' personne malade mentale ' ou même catalogué de ' personne traumatisée '. Mr X a fait beaucoup d'efforts pour se réintégrer dans la société, mais, malgré un nombre inqualifiable de candidatures à un nouvel emploi, il ne retrouve pas un emploi; pour Mr X il a besoin d'être utile et un bon boulot, lui permettrait de reprendre goût à la vie. Mais au plus, il y a de mauvaises nouvelles, alors que Mr X fait 5 pas en avant, puis 6 en arrière parce qu'il n'a pas atteint son objectif de retourner bosser. Oui, à un moment, on peut saturer aussi parce que la société ne nous offre plus rien de bon ! Dans de cas, il est normal, qu'on puisse lâcher les bras et retourner dans le syndrome de stress post-traumatique, chercher un emploi aujourd'hui, c'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin surtout lorsqu'on a plus de 40 ans ! **
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Un autre écueil du langage réside dans l'illusion que l'on peut aisément corriger ' les pensées ' si - elles ne font sens !
La Thérapie Comportementale et cognitive, s'efforce de changer ces - pensées dysfonctionnelles .
C'est une approche de haut en bas, qui repose sur la contestation ou et le recadrage des cognitions négatives.
Un exemple avec un patient : ensemble, nous comparons ce qui est exprimé - d'un sentiment d'être responsable de ce viol que vous aviez subi avec la réalité des faits -
Un autre exemple perso : trop de gens y compris mon père et mes enseignants ont exprimés sur moi, que j'allais pas réussir ma vie et parce que je savais pas (en outre) rédigé une rédaction sans faute; pourtant, j'ai réussi de grandes choses, j'ai été gérant d'entreprises et j'arrive à écrire probablement sans faute. En thérapie, on va comparer ce qui est faux : tu es un incapable - à ce qui est vrai en théorie : je suis capable de... parce que j'ai réussi dans... **
Ces patients - s'en doute - tant qu'ils n'auraient pas accédé aux parties d'elle-même effrayées et abandonnées - et qui s'exprimaient parfois par une terreur et de la dépendance.
** Dès lors, il est important de verbaliser ce qui nous a effrayé ou même traumatisé dans la vie, cette méthode aide le patient souvent à ne plus se culpabiliser d'un crime ou d'un démon, auquel, la personne traumatisée n'avait pas ni à vivre ni à se culpabiliser de remords parfois inutiles !
Sources : Bessel van der Kolk
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Le sujet est vaste, je vous invite si vous avez lu cet article, jusqu'au bout, de débattre et de commenter ci-dessous, merci !
** mes interventions et commentaires perso !
Eddy Vonck
Rédacteur bénévole de Psycho'Logiques
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