Ne pas se tromper de cibles, c'est un article de 2005 et pourtant les choses évoluent comment ?
La monarchie absolue est
une forme de monarchie dans laquelle le monarque détient
l'autorité suprême et où cette autorité n'est limitée par
aucune loi écrite, législature ou coutume. Ce sont souvent des
monarchies héréditaires !
Pour le Pouvoir et pour le pouvoir de l’argent, il est d’importance vitale que les sujets et les peuples méconnaissent la vérité sur leurs affaires et ses conséquences, sur leurs conciliabules et leurs complicités, sur les stratégies dont ils se servent.
Ils ont besoin d’occulter la vérité et de mentir afin de mieux éviter l’émergence de sentiments d’indignation et de révolte, de mouvements de résistance, d’éventuelles organisations et actions de contre-pouvoir, puisque cela rendrait plus difficile ou empêcherait l’atteinte de l’objectif :
toujours plus de profit et avec lui toujours plus de pouvoir ; mais aussi atteindre et maintenir le contrôle du Pouvoir.
Pour le pouvoir financier, économique et politique, il est donc impérieux d’obtenir que les sujets, les peuples et les nations de tout le globe soient aveugles à la réalité qui les entourent, non critiques sur ce qui se passe ; qu’ils restent des individus isolés et auto-centrés, distraits et complaisants, résignés et soumis – de purs consommateurs « adaptés ».
Savoir
est en soi pouvoir et domination, lorsqu’il n’est pas partagé de
manière totale et transparente ; ainsi, par nécessité stratégique, les
pouvoirs et le Pouvoir usent de tous les moyens jugés efficaces afin
d’éviter ce partage :
- par le secret,
- par la conception et l’exécution de
politiques d’ignorance,
- par la production de diplômés incultes et critiques,
- par la production et la diffusion d’une « pensée unique » –
celle qui sert les intérêts du pouvoir réel.
Celui
qui contrôle la peur des gens devient le maître de leurs âmes
Nicolas
Machiavel
Ramonet a écrit : La pensée unique est la traduction en termes idéologiques des intérêts d’un ensemble de forces économiques, celles, en particulier, du capital international. Elle a été, pour ainsi dire, formulée et définie dès 1944, à l’occasion des accords de Bretton Woods.
Ses sources principales sont les grandes institutions économiques et monétaires – Banque mondiale, Fonds monétaire international, Ocde, Omc, Commission européenne, lesquelles, par leur financement, enrôlent au service de leurs idées, à travers toute la planète, de nombreux centres de recherche, des universités, des fondations, lesquels, à leur tour, affinent et répandent la bonne parole.
Celle-ci
est reprise et reproduite par les principaux organes d’information
économique et notamment par les « bibles » des investisseurs et des
boursiers – The Wall Street Journal, The Financial Times, The Economist,
Far Eastern Economic Review – propriétés, souvent, de grands groupes
industriels ou financiers.
Un
peu partout, des facultés de sciences économiques, des journalistes,
des essayistes, des hommes politiques enfin, reprennent les principaux
commandements de ces nouvelles tables de la Loi et, par le relais des
masse media, les répètent à satiété, sachant pertinemment que, dans nos
sociétés médiatiques, répétition vaut démonstration. » (...)
" Mentir systématiquement au monde entier ne peut se faire impunément que si les conditions d’une domination totalitaire sont réunies, dans lesquelles le caractère fictif de la réalité quotidienne rend la propagande en grande partie superflue.
Avant la prise du pouvoir, les mouvements ne peuvent se permettre de dissimuler à ce point leurs véritables buts […]. Mais une fois acquise la possibilité d’exterminer les juifs comme des punaises, au moyen de gaz toxiques, il n’est plus nécessaire de propager l’idée que les juifs sont des punaises ; une fois acquis le pouvoir d’enseigner l’histoire de la révolution russe sans mentionner le nom de Trotski, la propagande contre Trotski devient inutile."
Hannah Arendt
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Allons-nous nous entre-tuer ?
Voilà la grande interrogation qui a guidé, ces derniers mois, nos pérégrinations autour de la question de l’effondrement des civilisations, la collapsologie !
Au cours d’un débat – que ce soit dans une grande
salle de conférence ou en petit comité dans un bistro –, les préoccupations climatiques et énergétiques se heurtent à une culture qui
croit dur comme fer que la nature est foncièrement mauvaise, émerge
toujours cette même idée : l’entraide n’est plus envisageable, faut-il se préparer au chaos social et à la violence extrême ?!
À lire aussi :
Partie 1 Au siècle dernier, notre monde est devenu extrêmement performant en matière de mécanismes de compétition.
Partie 2 Les
mécanismes du groupe La tendance spontanée des individus à l’entraide,
si surprenante et solide soit-elle, ne suffit pas à expliquer toute la
complexité de l’entraide humaine, et encore moins à faire société !
Partie 3
L’esprit du groupe Cette revue des mécanismes qui font émerger
l’entraide au sein d’un groupe (réciprocité, récompense, punition,
réputation, normes,...) peut nous laisser une légère impression de
manque. Tout semble trop mécanique, trop formel, bien éloigné des
passions de la vie de tous les jours, des mystères du « sentiment
collectif » ou des moments « magiques » qui font naître des dynamiques
de groupe incroyables.
Partie 4 La
question est maintenant de comprendre ce qui se passe à l’extérieur du
groupe. Pour cela, il reste deux angles morts à éclaircir : quel rôle
joue le « reste du monde » dans l’entraide à l’intérieur d’un groupe ?
Et, surtout, quelles sont les conditions pour que des groupes
s’entraident ?
Partie 5 Qui
aura survécu à tout cela ? Quels mécanismes auront permis à certains
humains de survivre (ou pas) ? L’entraide humaine telle que nous la
décrivons aujourd’hui, dans toute sa complexité, nous permettra-t-elle
de maintenir notre existence sur terre ?
partie 6 « Le côté sociable de la vie animale joue dans la nature un rôle beaucoup plus grand que l’extermination mutuelle. Il a aussi une extension beaucoup plus vaste. [...] L’entraide est le fait dominant de la nature. Mais, si l’entraide est si largement répandue dans la nature, c’est parce qu’elle donne aux espèces animales qui la pratiquent des avantages tels que le rapport de forces s’en trouve complètement changé, au désavantage des animaux de proie. Elle constitue la meilleure arme dans la grande lutte pour l’existence que les animaux mènent constamment contre le climat, les inondations, les orages, les tempêtes, la gelée, etc. ; elle exige constamment d’eux de nouvelles adaptations aux conditions sans cesse changeantes de la vie. »
Aperçu du livre

Le sujet est vaste, je vous invite si vous avez lu cet article, jusqu'au bout, de débattre et de commenter ci-dessous, merci !
Eddy Vonck
Rédacteur bénévole de Psycho'Logiques
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