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𝐥𝐞𝐜𝐭𝐮𝐫𝐞 Philosophique « 𝐥’𝐞𝐧𝐭𝐫𝐚𝐢𝐝𝐞, 𝐥’𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐨𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐣𝐮𝐧𝐠𝐥𝐞 » 𝐝𝐞 𝐏𝐚𝐛𝐥𝐨 𝐒𝐞𝐫𝐯𝐢𝐠𝐧𝐞 - partie 2


𝐥𝐞𝐜𝐭𝐮𝐫𝐞 Philosophique « 𝐥’𝐞𝐧𝐭𝐫𝐚𝐢𝐝𝐞, 𝐥’𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐨𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐣𝐮𝐧𝐠𝐥𝐞 » 𝐝𝐞 𝐏𝐚𝐛𝐥𝐨 𝐒𝐞𝐫𝐯𝐢𝐠𝐧𝐞 et de Gauthier Chapelle partie 2

𝐥𝐞𝐜𝐭𝐮𝐫𝐞 Philosophique « 𝐥’𝐞𝐧𝐭𝐫𝐚𝐢𝐝𝐞, 𝐥’𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐨𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐣𝐮𝐧𝐠𝐥𝐞 » 𝐝𝐞 𝐏𝐚𝐛𝐥𝐨 𝐒𝐞𝐫𝐯𝐢𝐠𝐧𝐞 et de Gauthier Chapelle

Les mécanismes du groupe

La tendance spontanée des individus à l’entraide, si surprenante et solide soit-elle, ne suffit pas à expliquer toute la complexité de l’entraide humaine, et encore moins à faire société !

Passer de l’individu à un petit groupe (par exemple, une réunion d’association), à un plus grand groupe (une entreprise) ou à un immense groupe (un pays, une très grande entreprise...) fait émerger de nouveaux phénomènes et de nouvelles dynamiques.

La réciprocité évoque la fameuse « règle d’or », un principe moral présent dans de nombreuses religions et civilisations, et qui touche aux intentions.

Elle se résume comme suit :

« Traite les autres comme tu voudrais être traité », et fonctionne aussi en version négative : « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse. »

Mais la réciprocité n’est pas qu’une question d’intention ; elle s’étend aussi aux actes. Dans sa version négative, elle s’exprime par la loi du talion !

La version positive se retrouve dans ce que l’anthropologue Marcel Mauss (1872-1950) nommait le « don » et le « contre-don » dans son plus célèbre ouvrage, Essai sur le don, paru en 1923. Mauss est le premier à s’intéresser aux logiques du don dans les sociétés traditionnelles et à les décrire, montrant la place prépondérante qu’elles occupent dans leur quotidien. Il va même plus loin : pour lui, le don est un phénomène commun à toutes les sociétés humaines. 

Mauss explique que le don est suivi d’un contre-don selon des codes bien précis : le don crée chez l’autre une obligation de réciprocité, celle de rendre. Le contre-don a cela d’agréable qu’il libère la personne de son obligation, et cela de remarquable qu’il ne l’annule pas, puisqu’il la transmet à son tour.

Ainsi, cette triple obligation de « donner-recevoir-rendre » génère un état de dépendance réciproque qui prolonge le lien social dans le temps, telle une boucle sans fin.

À ce stade, un « déclic » se produit dans notre compréhension du schéma général de l’entraide : si l’on combine les comportements d’entraide spontanée vus au chapitre précédent (premier temps) à cette obligation de réciprocité très puissante (deuxième temps), on saisit pourquoi l’entraide est devenue un phénomène si répandu et si puissant chez les humains.

Un don doit être perçu comme désintéressé, sinon il n’est pas considéré comme un don et peut même être blessant, auquel cas il pourra être refusé.

Sans intention, un don ne vaut donc pas grand-chose !

Pour l’entraide, il en va de même : une entraide désintéressée n’a pas la même valeur qu’une entraide calculée et utilitariste.

Pour certains sociologues, l’échange marchand n’est même pas une relation de réciprocité, car il ne contient pas (ou peu) les autres dimensions de l’être humain :

  • les sentiments,
  • la confiance,
  • la générosité,
  • les rites ou même la dimension sacrée.

Si la réciprocité est profondément ancrée en nous, c’est probablement parce qu’elle s’appuie sur une structure très particulière de notre cerveau : les neurones miroirs.

Ces circuits cognitifs donneraient donc à ceux qui les possèdent les capacités :

  • de percevoir,
  • de reconnaître,
  • d’éprouver...

et même « d’entrer en résonance affective avec les sentiments d’autrui, et de prendre conscience de sa situation.

Ainsi, à travers eux, nous pouvons ressentir la joie ou la tristesse des autres :

« L’autre sourit littéralement dans notre cerveau, ce qui nous rend heureux et propices à sourire, transmettant alors le sourire dans le cerveau de quelqu’un d’autre ! » Ce lien qui nous attache aux sentiments des autres et qui nous rend interdépendants s’appelle l’empathie !

Selon le psychiatre et psychanalyste Serge Tisseron, l’empathie se construit en trois étapes successives :

L’empathie affective correspond au « système 1 de Kahneman, un mode intuitif au fonctionnement rapide et automatique qui apparaît dès les premiers mois de la vie. Il s’agit de la capacité de distinguer sa propre image de l’image de l’autre (le « stade du miroir ), et de celle d’identifier et distinguer l’émotion d’autrui.

L’empathie cognitive permet de comprendre l’état mental d’autrui (de prendre conscience qu’il peut être différent du nôtre) et utilise plutôt le « système 2 » de Kahneman, celui du calcul et de la réflexion, lent et délibératif. Elle apparaît aux alentours de 4 ans et demi et nécessite d’intégrer un grand nombre de paramètres, comme le caractère de l’autre, ses conditions de vie, sa culture, etc.

L’empathie mature articule les deux compétences précédentes en cadrant leurs défauts respectifs (se noyer dans les émotions des autres vs. manipuler froidement autrui). Dès lors, ajoute Tisseron, les sujets gagnent « en efficacité et en humanité », comme l’étudiant en médecine qui s’habitue à la souffrance des patients sans pour autant perdre sa sensibilité.

L’équilibre est difficile à trouver et nécessite apprentissage et expérience !

C’est cette sagesse que Matthieu Ricard nomme la « compassion » : ses travaux, en collaboration avec la chercheuse en neurosciences Tania Singer, ont montré que ces trois formes d’empathie mettent en jeu des circuits neuronaux bien différents.

C’est à partir de cette motivation émotionnelle et cognitive que naissent les intentions d’entraide et les actes d’entraide.

Les travaux du psychologue Daniel Batson et de ses collègues (qui sont amplement décrits par Matthieu Ricard dans le livre ‘Plaidoyer pour l’altruisme’ ont montré que, lorsqu’on élevait expérimentalement les niveaux d’empathie des sujets, les comportements d’entraide augmentaient, aussi bien dans des jeux économique que dans des situations typiquement altruistes !

L’empathie est un mécanisme très profondément ancré en nous.

On connaît depuis longtemps les capacités des très jeunes enfants à réconforter les personnes qui expriment une détresse émotionnelle !

Mais le plus étonnant est sans doute ceci :

Souvenez-vous des expériences qui montraient que les aires du cerveau de la satisfaction s’activaient lorsqu’un partenaire coopérait. Les chercheurs ont reproduit la même expérience en remplaçant le partenaire par un ordinateur, et ont constaté que les aires de satisfaction s’activaient nettement moins, ce qui souligne à quel point tout cela reste bien une affaire humaine.

« Le rapport entre une personne et un objet (« Je- Cela ») est radicalement différent du rapport entre deux personnes (« Je-Tu »). Il y a un monde de différence !

Reconnaître le Tu, c’est reconnaître que l’autre me reconnaît ; cela nécessite « un engagement vif et intense » qui ouvre un nouvel univers, celui de la réciprocité, de la relation. - Martin Buber.

Nous venons de décrire une relation de réciprocité directe (A aide B et, en retour, B aide A) entre deux acteurs qui se reconnaissent et qui peuvent développer une relation de long terme basée sur une obligation de réciprocité.

Cette relation particulière, ce lien, peut s’étendre et se démultiplier entre les personnes d’un groupe.

Voyons comment cela est possible ?

Revenons à l’expérience du jeu du bien public, où les joueurs pouvaient choisir de contribuer à un pot commun qui est redistribué entre tous à chaque tour (= coopérer) ou de ne pas contribuer en recevant quand même une partie de la redistribution (= profiter).  Voir et lire PARTIE 1

Souvenez-vous des résultats : il se trouve toujours entre 40 % et 60 % des participants pour contribuer dès le premier tour au pot commun, même lorsqu’il s’agit d’inconnus. C’est donc un bon début !

Le problème, ce sont les profiteurs, les tricheurs et les égoïstes, car ils entraînent le groupe dans leur spirale. À partir du moment où quelques personnes cessent de contribuer et où d’autres s’en rendent compte, de nombreux coopérateurs cessent leur participation, provoquant un effondrement rapide des contributions au bien commun.

Résultat ? Tout le monde (ou presque) en sort perdant, alors même que chacun pensait tirer profit de la situation individuellement.

L’entraide au sein d’un groupe est un fragile équilibre qui peut basculer en un clin d’œil.

Cela peut arriver même lorsque les individus entretiennent de bonnes relations de réciprocité, même lorsqu’une majorité d’entre eux sont bien intentionnés, et même lorsque tout le monde est parfaitement conscient que l’entraide est profitable au groupe.

Il suffit d’un petit nombre d’actes antisociaux pour retirer à la majorité l’envie d’être vertueux.

Des simulations informatiques montrent que ces effets en cascade peuvent également se produire en sens inverse : sous certaines conditions, il suffit de quelques super-coopérateurs pour qu’une majorité de non-coopérateurs se mettent à coopérer

Dès lors, quels sont les mécanismes qui favorisent le maintien ou la généralisation de l’entraide au sein d’un groupe ?

📌 Le concierge, Vous ne le connaissez pas encore, mais votre voisin lui a probablement dit que vous étiez serviable, voire sympathique. Tout l’immeuble sera donc rapidement au courant, et il y a de grandes chances pour que, lorsque vous aurez besoin d’aide pour porter un meuble, un autre voisin se précipite à votre secours avec un grand sourire. Votre réputation vous aura précédé.

L’apparition de cette troisième personne inconnue (et de toutes les autres de l’immeuble ou du groupe) ajoute une autre dimension à la réciprocité.

Un acte considéré comme prosocial ou altruiste peut avoir des échos à travers le groupe et revenir vers vous par des voies détournées. C’est ce que les chercheurs appellent la « réciprocité indirecte » : vous aidez quelqu’un du groupe, sachant que la réciprocité pourra venir de n’importe quelles autres personnes du groupe (ici, les habitants de l’immeuble.)

Mais, pour cela, il faut avoir une grande confiance dans la fiabilité de tous les membres. Il faut donc les connaître.

Or, dans les grands groupes, on ne peut pas connaître tout le monde, et il est difficile de se faire une estimation personnelle des qualités de chacun.

La réputation est précisément le mécanisme qui permet de garantir un haut niveau de confiance en plaçant une sorte d’« étiquette de fiabilité » sur chacun des membres du groupe, autrement dit en permettant de reconnaître les personnes sans les connaître !

Dans les grands groupes à taille « humaine » (le quartier, le village, l’entreprise, etc.), on saura vite, grâce à une bonne circulation de l’information (les cancans et les ragots), qui sont les tricheurs et les profiteurs… Tout finit par se savoir !

La caractéristique remarquable de ce mécanisme, qui a dû apparaître dans les groupes très soudés de chasseurs- cueilleurs, est qu’il permet d’étendre notre confiance à des personnes que nous ne connaissons pas, c’est-à-dire d’agrandir considérablement la taille des groupes bien au-delà du cercle familial, des amis, des voisins, de la tribu…

La réputation est puissante, car elle joue sur des sentiments comme notre appartenance à un groupe, la peur de l’avenir et de la solitude, ou encore la honte et l’honneur !

Elle nous sert de guide pour décider avec qui interagir, et représente aussi une bonne mesure de la richesse (sociale) de notre avenir.

Comme un ciment dont l’excès figerait la société dans une dystopie étouffante, elle reste néanmoins indispensable pour donner un minimum de cohésion aux sociétés humaines, c’est-à-dire pour généraliser les comportements d’entraide aux grands groupes.

Se montrer coopératif au sein d’un groupe n’améliore pas seulement notre réputation, cela déclenche du plaisir chez les autres, et donc des retours bénéfiques immédiats et très concrets.

Toutefois, au pays de l’entraide et de l’altruisme, tout n’est pas si rose !

Une impressionnante flopée d’expériences ont aussi montré que l’un des moyens les plus efficaces de favoriser l’entraide était la punition.

En 2000, dans une expérience devenue un classique (et qui implique le non moins classique jeu du bien public), les économistes Ernst Fehr et Simon Gächter observent la dynamique typique :

les gens participent assez bien au début d’un jeu, puis, au bout d’une dizaine de tours, cessent de contribuer au bien commun (avec des niveaux proches de 0 %). Chacun décide de garder ses billes en constatant que certains ne s’en sont pas privés. Mais, à partir du onzième tour, les chercheurs annoncent aux joueurs qu’ils ont la possibilité de punir les membres du groupe qui ne participent pas assez (en leur retirant des gains). Les niveaux de coopération grimpent alors immédiatement à 65 % et atteignent presque 100 % au bout de quelques tours !

En refaisant l’expérience inverse (les dix premiers tours avec punition, suivis de dix tours sans punition), l’effet est le même : la participation « pour le bien du groupe est exceptionnellement élevée lorsqu’il y a punition, puis chute dramatiquement lorsque cette contrainte disparaît.

Ces tendances à préférer les personnes prosociales et à fuir ou punir les personnes antisociales (ou celles qui n’ont pas les mêmes règles morales que le groupe) s’observent dès l’âge de 3 mois.

Nous avons déjà dit que, chez l’adulte, la vue d’un comportement prosocial stimulait le circuit de la satisfaction et de la récompense, tandis que la vue d’un comportement anti-social (défection, tricherie, égoïsme, etc.) déclenchait l’activation de l’aire impliquée du dégoût.

La punition touche aussi aux deux systèmes cognitifs de Kahneman : la satisfaction de voir un tricheur se faire punir fait appel aux systèmes 1 et 2, à des jugements conscients (dans le cortex préfrontal) et à des processus inconscients.

La force de ces sentiments (plaisir et dégoût) est même proportionnelle au niveau de tricherie (trahison) et à l’importance de la punition. Étonnamment, le processus inconscient est bien plus finement calibré que le jugement conscient.

Les normes sociales sont des standards culturels qui incluent les coutumes et les conventions, basées sur des croyances partagées par les membres d’un groupe. Elles définissent quels comportements sont acceptables et lesquels ne le sont pas.

?? Même lorsque nos objectifs propres ne sont pas en phase avec une norme de notre groupe, nous sommes contraints de suivre cette dernière (par un système de punition, un dispositif légal, etc.). ?? (1)

(1) je ne suis en accord avec l'auteur, faut-il toujours respecter les normes, pour moi, et c'est mon avis perso, je ne suis pas contraint à suivre si quelques choses ne me convient pas que ce soit dans une mission de travail où dans le cadre de vie personnelle.

Les normes peuvent être explicites (lois, coutumes, etc.), mais aussi en grande partie implicites, car internalisées. Bien souvent, nous respectons des normes sans le savoir (inconsciemment), lorsque nous apprécions (ou pas) réellement la valeur des comportements qu’elles engendrent.

La réciprocité est l’une des normes sociales les plus évidentes, les plus répandues à travers le monde et les plus étudiées (on l’appelle parfois « coopération conditionnelle »).

Elle veut que, lorsque quelqu’un nous aide, nous l’aidions à notre tour, et que, à l’inverse, si une personne ne nous aide pas, nous nous abstenions de l’aider. Les personnes qui ne se comportent pas ainsi violent la norme et suscitent chez les autres une volonté de les contraindre à respecter cette norme.

Les normes naissent des interactions entre membres d’un groupe (au sens large : pays, régions, langues, religions, entreprises, sports, professions, etc.).

Certaines cultures possèdent des normes strictes (et une faible tolérance aux comportements déviants) alors que d’autres sont régies par des normes plus libres (et une grande tolérance !?)

Toutes ces différences dépendent de leur histoire : (conflits, menaces, régimes politiques, structure sociale, religion, etc.), ainsi que de leurs caractéristiques écologiques (densité de population, niveau de ressources, menaces environnementales et sanitaires, etc.).

L’homogénéisation d’une culture et l’apparition de normes reposent aussi sur notre étonnante capacité à imiter nos semblables – capacité qui prend racine dans les neurones miroirs.

Les psychologues expliquent aussi que l’environnement dans lequel nous nous trouvons influence notre tendance à l’altruisme : on aura plus tendance à aider quelqu’un s’il fait beau, si on est de bonne humeur, si on a reçu une bonne nouvelle, si la personne a souri ou si elle a de l’humour, etc.

Mais l’inverse est aussi vrai ! Imaginez donc les effets dévastateurs que peuvent avoir les nouvelles quotidiennes déprimantes des journaux télévisés sur nos tendances prosociales...

Ces mécanismes créent des « bulles » de comportements à différentes échelles, comme autant de petites « boules de neige » qui grossissent et éclatent continuellement au sein de la population.

La particularité des normes dans les très grands groupes est qu’elles sont soutenues et pérennisées par des institutions.

Les institutions englobent des structures aussi diverses que les religions, les États, les marchés, les systèmes juridiques, les droits de propriété, les syndicats, les corporations, les règlements intérieurs, les chartes, etc.

Les normes sociales se figent dans le marbre et survivent aux individus.

Mais plus la taille des groupes augmente, plus les normes sociales ont besoin d’institutions structurées et solides.

Le système de sécurité sociale, par exemple, n’est rien d’autre qu’un formidable outil d’entraide et de réciprocité généralisée, mais nous le percevons difficilement comme tel, car il ne met plus en jeu les émotions et les sentiments de la réciprocité.

Mais elle cache des écueils et des risques qu’il convient de garder à l’œil. Car une institution, une fois créée, développe sa propre pulsion de vie ainsi qu’une nouvelle raison d’être : se maintenir en place !

Bien ancrée dans un sillon qu’elle trace avec une rigueur, l’institution peut progressivement s’écarter de la raison d’être du collectif d’individus (les citoyens) qu’elle est censée protéger. Plus la taille de l’institution est grande, plus ce risque est important ! De ne plus servir le commun !

Le réel a quelque chose d’intrinsèquement chaotique que les humains ont besoin de stabiliser en lui imposant une lisibilité et, par là, une prévisibilité.

Entre la passion de l’échange direct entre deux personnes, la chaleur des interactions au sein d’un petit groupe et la froide efficacité d’un grand groupe, l’équilibre à trouver est délicat. 

Le tout est de ne pas perdre pied, de rester connecté à l’esprit des liens que nous créons et détruisons sans cesse, à tous les niveaux.

À SUIVRE... 

Lire aussi du même auteur et de la même synthèse :

Partie 1 Voir et lire PARTIE 1

Sources et textes : 

« l’entraide, l’autre lois de la jungle » de Pablo Servigne et Gauthier Chapelle

 

Aperçu du livre

« 𝐥’𝐞𝐧𝐭𝐫𝐚𝐢𝐝𝐞, 𝐥’𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐨𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐣𝐮𝐧𝐠𝐥𝐞 » 𝐝𝐞 𝐏𝐚𝐛𝐥𝐨 𝐒𝐞𝐫𝐯𝐢𝐠𝐧𝐞

 


 

 

  

 

Le sujet est vaste, je vous invite si vous avez lu cet article, jusqu'au bout, de débattre et de commenter ci-dessous, merci !

Eddy Vonck

Rédacteur bénévole de Psycho'Logiques

Eddy Vonck  Rédacteur bénévole de Psycho'Logiques

 

 



 

 

 







 

 


 



 


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