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Souvenir ordinnaire et souvenir traumatique
Nous savons tous combien la mรฉmoire est versatile ! Nos souvenirs changent et sont sans cesse rรฉvisรฉs et actualisรฉes !
Quand je parle avec mes frรจres et mes sลurs de notre enfance, nous finissons par croire que nous n'avons pas grandi dans la mรชme famille ! Tant nos souvenirs diffรจrent !
Les souvenirs autobiographiques ne reflรจtent pas prรฉcisรฉment la rรฉalitรฉ ! Ce sont des histoires que nous racontons pour donner notre version personnelle de notre expรฉrience !
Des militaires de la secondes guerre mondiale, ont donnรฉ une version trรจs diffรฉrente du rรฉcit qu'ils avaient fait au lendemain du conflit - avec le temps, leur histoire avait perdu son intensitรฉ dramatique.
En revanche, ceux qui avaient รฉtรฉ traumatisรฉs n'ont pas changรฉ leur tรฉmoignage; leurs souvenirs รฉtaient restรฉs sensiblement intacts parfois des annรฉes durant !
Le fait de nous rappeler un รฉvรฉnement particulier et le degrรฉ de fidรฉlitรฉ du souvenir que nous gardons dรฉpendent en grande partie de son importance pour nous et de l'รฉmotion qu'il nous a causรฉe !
Le facteur clรฉ est notre niveau d'excitation !
Nous avons tous de vieux souvenirs associรฉs ร des gens et ร des des lieux !
La plupart d'entre-nous se rappellent prรฉcisรฉment oรน ils รฉtaient et ce qu'ils ont vu le 11 septembre 2001, mais seulement quelques-uns se souviennent d'un รฉpisode de veille !
La plupart des expรฉriences quotidiennes tombent aussitรดt dans l'oubli !
Au terme d'un jour banal, on n'a pas grand chose ร raconter lorsqu'on rentre chez soi !
Ce sont les insultes qui marquent le plus notre mรฉmoire : l'adrรฉnaline que l'on secrรจte pour se dรฉfendre contre les menaces; nous aide ร graver ces incidents dans notre esprit. Et en gรฉnรฉral, mรชme si la teneur de l'injure (** ou d'une brimade) s'efface, notre aversion pour la personne qui l'a lancรฉe persiste parfois comme - la rancune !
Quand survient un รฉvรฉnement terrifiant, comme un accident grave, nous le gardons gรฉnรฉralement longtemps et clairement en mรฉmoire ! James McGaugh est ses collรจgues ont montrรฉ que, plus on secrรจte de l'adrรฉnaline, plus ce souvenir sera prรฉcis - mais seulement jusqu'ร un certain point : confrontรฉ ร l'horreur ou d'un choc inรฉluctable, ce processus se dรฉtraque !
Les empreintes des expรฉriences traumatiques sont donc organisรฉes, non pas comme des rรฉcits logiques et cohรฉrents, mais sous des formes de traces รฉmotionnelles et sensorielles fragmentรฉes : d'images, de sons, et de sensations physiques !
Pour nouer de vraies relations, il faut pouvoir considรฉrer les autres comme des รชtres distincts, chacun avec ses propres motivations. Il est, certes, nรฉcessaire de se dรฉfendre lorsque cela est urgent et utile pour soi; mais il faut arriver aussi ร reconnaรฎtre que les autres (y compris la sociรฉtรฉ civile) ont leurs propres objectifs personnels de survie !
Sources : Bessel van der Kolk
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Le sujet est vaste, je vous invite si vous avez lu cet article, jusqu'au bout, de dรฉbattre et de commenter ci-dessous, merci !
** mes interventions et commentaires perso !
Eddy Vonck
Rรฉdacteur bรฉnรฉvole de Psycho'Logiques






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