𝐓𝐫𝐚𝐮𝐦𝐚𝐭𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐞𝐭 𝐩𝐥𝐞𝐢𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐜𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞 : 𝐐𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐨𝐧 𝐩𝐫𝐞̂𝐭𝐞 𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚̀ 𝐬𝐞𝐬 𝐬𝐞𝐧𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬, 𝐨𝐧 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢̂𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐟𝐥𝐮𝐜𝐭𝐮𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐞𝐬 𝐞́𝐦𝐨𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬, 𝐞𝐭 𝐚𝐢𝐧𝐬𝐢 𝐦𝐢𝐞𝐮𝐱 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐜𝐞𝐩𝐭𝐞𝐫 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 ! Bessel van der Kolk
La conscience du corps, nous met en contact avec notre monde intérieur - le paysage de notre organisme - Le simple fait de remarquer une irritation ou et une anxiété, nous aide aussitôt à changer de perspective en ouvrant peut-être une nouvelle option, différente de nos réactions habituelles !
La pleine conscience, elle, aide à toucher la nature transitoire des sentiments et des perceptions !
La pleine conscience est à la base de la guérison !
Les personnes traumatisées vivent avec des sensations qui peuvent être perçues intolérables :
- coeur brisé (rancœurs),
- gêne respiratoire (asthme, bronchite...),
- nausées,
- sensations d'étouffement,
- boule au ventre (estomac),
- boule à la gorge (larynx)...
Quand on prête attention à ses sensations, on peut reconnaître les fluctuations de ses émotions, et ainsi mieux les accepter et les comprendre !
Les personnes traumatisées ont souvent peur de ce qu'elles éprouvent ! Ce sont moins leurs bourreaux (qui, on peut l'espérer, ne son plus là pour nuire à ces personnes !) Leurs sensations physiques sont devenues souvent leur ennemie.
L'angoisse d'être envahi par des sensations pénibles maintient le corps bloqué et leur esprit souvent fermé. Même, si le traumatisme appartient au passé, le cerveau émotionnel continue à produire des sensations qui peuvent effrayer et paralyser une personne traumatisée !
Il n'est guère étonnant que de nombreux traumatisés soient :
- boulimique,
- alcoolique,
- craignent de faire l'amour,
- et évitent toutes activités sociales...
Pour sortir de ce cercle vicieux, ils doivent s'ouvrir à leur expérience intérieure.
Le premier consiste à s'autoriser à se concentrer sur leurs sensations et à remarquer qu'à l'inverse de l'expérience toujours présente du traumatisme, les sensations sont souvent passagères, dues à de légers changements de position, de flux respiratoire et du fil des pensées !
Une fois, qu'on prête attention à ses sensations, on doit apprendre à les définir !
« Concentrez-vous sur cette sensation, et voyez comment elle change quand vous expirez profondément, où quand vous tapotez sur votre thorax sous la clavicule, ou que vous autorisez à pleurer ? »
Pratiquer la pleine conscience calme le système nerveux sympathique, ce qui rend moins sujet à verser dans la lutte ou dans la fuite !
On peut parfois supporter une bonne dose de ' mal-être ', tant qu'on garde à l'esprit que les turbulences du corps varient sans cesse !
À un moment donné, on sent sa poitrine se serrer mais, après avoir pris une longue inspiration, suivie d'une expiration lente, cette sensation décroît et il arrive, même, qu'on observe autre chose comme une tension dans l'épaule droite (comme exemple).
On peut alors commencer à explorer ce qui se passe lorsqu'on inspire plus profondément et qu'on constate que sa cage thoracique se dilate. Quand on est plus calme, on peut revenir à cette épaule douloureuse. Chose étonnante, un souvenir surgît spontanément auquel cette épaule est liée d'une façon quelconque.
L'étape suivante consiste à observer l’interaction entre ses pensées et ses sensations !
Comment certaines pensées s'expriment-elles physiquement ?
S’apercevoir comment son corps organise des émotions ou et des souvenirs permet de libérer des sensations et des impulsions que l'on a pu bloquer autrefois juste pour survire !
Il est aujourd'hui établi que la pleine conscience tempère de nombreux symptômes psychiatriques, psychosomatiques qui sont liés au stress parmi lesquels :
- la dépression,
- les douleurs chroniques...
La pleine conscience a des effets considérables sur la santé physique, et permet avec efficacité une baisse de la tension artérielle, des taux de cortisol et l'amélioration de la réponse immunitaire !
Il a été aussi prouvé qu'elle active les ' zones cérébrales ' impliquées dans la régulation émotionnelle et qu'elle induit des changements dans les zones liées à la peur et à la conscience du corps !
Sources : Bessel van der Kolk
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Eddy Vonck
Rédacteur bénévole de Psycho'Logiques

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