𝐎𝐧 𝐧𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐦𝐞𝐭𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐞́𝐯𝐞́𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐮𝐦𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐫𝐫𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐬𝐨𝐢, 𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐪𝐮'𝐨𝐧 𝐧𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐜𝐞𝐫 𝐚̀ 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢̂𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐥'𝐨𝐧 𝐚 𝐬𝐮𝐛𝐢 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞́𝐦𝐨𝐧𝐬 𝐢𝐧𝐯𝐢𝐬𝐢𝐛𝐥𝐞𝐬 (𝐦𝐨𝐧𝐬𝐭𝐫𝐞𝐬 **) 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬𝐪𝐮𝐞𝐥𝐬 𝐨𝐧 𝐥𝐮𝐭𝐭𝐞 ! par Bessel van der Kolk
On ne peut pas mettre les événements traumatiques derrière soi, tant qu'on ne peut pas commencer à reconnaître ce que l'on a subi et les démons invisibles (monstres **) contre lesquels on lutte !
La psychothérapie traditionnelle s'est concentrée sur la construction d'un récit qui explique l'origine des souffrances des patients ou, comme l'a dit Freud en 1914, dans Remémoration, répétition et perlaboration :
Alors que le patient vit le traumatisme comme un fait réel et présent, nous devons accomplir la tâche thérapeutique qui consiste essentiellement à le retransplanter dans le passé.
Il est important de raconter l'histoire : sans l'histoire, le souvenir se fige; et sans souvenir, on ne peut pas imaginer que les choses puissent être différentes !
** il est aussi important, que lorsque le patient raconte son histoire que le thérapeute ne fait pas semblant d'écouter. Si le thérapeute est mal à l'aise avec ce qu'il ou elle entend du patient, par déontologie et honnêteté envers l'être qui souffre, le devoir du thérapeute est d'orienter le patient vers quelqu'un d'autre, un ou une thérapeute en mesure d'assurer une séance confortable et productive au patient ! **
Aussi, on l'a vu, dans un chapitre précédent, raconter l'événement ne garantit pas la suppression définitive des souvenirs traumatiques !
Cela pour la raison suivante : lorsqu'on évoque un événement banal, on ne revit pas les sensations physiques, les émotions, les odeurs ou les sons liés à celui-ci !
En revanche, quand on se rappelle pleinement un traumatisme, le passé resurgit !
On est englouti par ses composantes émotionnelles ou et sensorielles. lire le chapitre 4 du livre !
Deux zones clés du cerveau peuvent se déactivées : celle qui donne la notion du temps et de la perspective, qui permet de savoir que le ' choc ' a eu lieu mais qu'on est maintenant en sécurité, et une autre, qui intègre dans une histoire cohérentes les images, les sons et les sensations du traumatisme !
Quand ces parties du cerveau sont déconnectées, on vit le ' traumatisme ' non comme un événement avec un début - un milieu - et une fin, mais sous forme de fragments d'images, de sensations et d'émotions !
Lorsqu'on veut traiter un traumatisme, il est indispensable que toutes les structures cérébrales restent engagées.
Quand on maintient l'activité des aires cérébrales dont l'absence crée les ' flash-back ' pendant qu'un patient se remémore son choc traumatique, il peut l'intégrer comme un événement du passé !
La dissociation complique la thérapie d'une autre manière ! Les structures cérébrales nécessaires pour s'investir dans le présent n'était activée, ce qui rend le traumatisme impossible à traiter. Sans cerveau présent, éveillé... l'intégration et la résolution ne peuvent se faire. Dans ce cas, il faut aider le patient à repousser son seuil de tolérance pour qu'il puisse affronter les symptôme du syndrome de stress post-traumatique.
L'hypnose est devenu un traitement plus courant dans le cadre d'un traumatisme, ** ce protocole et à condition de trouver le bon thérapeute en hypnothérapie et en cette matière**, peut induire un état de calme relatif, où l'on peut examiner sans danger les expériences traumatiques d'un patient. Comme cette aptitude à observer tranquillement est un facteur crucial de l'intégration des souvenirs traumatiques, il est probable que l'hypnose, prouvera sous une forme quelconque, une nouvelle vogue !
Pour nouer de vraies relations, il faut pouvoir considérer les autres comme des êtres distincts, chacun avec ses propres motivations. Il est, certes, nécessaire de se défendre lorsque cela est urgent et utile pour soi; mais il faut arriver aussi à reconnaître que les autres (y compris la société civile) ont leurs propres objectifs personnels de survie !
Sources : Bessel van der Kolk
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Eddy Vonck
Rédacteur bénévole de Psycho'Logiques
"On peut conduire une personne sur le chemin de la guérison mais on ne peut la guérir : c’est un mythe, un mensonge, une folie, une escroquerie de dire que quelqu’un peut vous guérir.
Mais on peut faire beaucoup de bien en mettant les personnes dans l’action, dans des actions qui leur plaisent : là est la guérison car on les fait rentrer dans le chemin de la réalisation. La vie est une cure continuelle. On est guéri par le fait qu’on est en train de changer, et d’avancer vers des situations qui sont de plus en plus agréables et confortables pour nous. Être guéri signifie être rentré dans la voie du progrès ; être malade, c’est ne pas poser le problème. La guérison se situe dans le fait de se sentir de mieux en mieux."
Alessandro Jodorowski
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