𝐓𝐫𝐚𝐮𝐦𝐚𝐭𝐢𝐬𝐦𝐞 - 𝐌𝐚𝐥𝐡𝐞𝐮𝐫𝐞𝐮𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭, 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐮𝐦𝐚𝐭𝐢𝐬𝐞́𝐞𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐭𝐞𝐧𝐝𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐚̀ 𝐚𝐢𝐦𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐪𝐮𝐢𝐥𝐥𝐢𝐬𝐚𝐧𝐭𝐬 ? ** 𝐀̀ 𝐪𝐮𝐢 𝐥𝐚 𝐟𝐚𝐮𝐭𝐞 ? **
Ces dernières décennies, le principal traitement du Syndrome de stress post-traumatique enseigné en faculté de psychologie a été la ' désensibilisation ' systématique, qui vise à rendre les patients moins réactifs à certaines de leurs émotions !
Mais est-ce bien le but à poursuivre ?
Au lieu de les désensibiliser, il faut les aider à intégrer - à mettre l'événement traumatique à sa juste place dans le cours de la vie des patients traumatisés !
La désensibilisation, me fait penser à ce petit garçon que je voyais passer récemment devant ma maison, il devait avoir cinq ans. Son père hurlait à pleins poumons pendant qu'il arpentait ma rue sur son tricycle.
Le petit était impassible, alors que mon coeur battait chamade et que je me retenais de vouloir frapper ce type.
Quel dose de brutalité lui avait-il fallu pour anesthésier un si jeune enfant à sa violence ?
L'indifférence de l'enfant au cris de son père devait résulter d'une longue exposition mais, me suis-je demandé, à quel prix ?
Oui, on peut consommer des médicaments qui atténuent les émotions ou de chercher à se désensibiliser !
Quand j'étais en médecine, on apprenait aux étudiants à garder un esprit analytique lorsqu'ils devaient soigner des enfants des enfants brûlés au troisième degré.
Mais comme l'a montré le neuroscientifique Jean Decety, se désensibiliser à sa douleur ou à celle des autres mène à affaiblir totalement sa sensibilité émotionnelle !
Les hommes ont toujours utilisés des substances multiples pour essayer de remédier au stress traumatique.
Chaque culture et chaque génération ont leurs préférences : gin, vodka, bière, ou whisky; haschich ou cannabis; cocaïne; les opiacés comme l'Oxycontin; les tranquillisants de type Valium, Xanax...
Les drogues psychédéliques sont des agents puissants à l'histoire trouble. On peut hélas, en faire mauvais usage si on les administre inconsidérément sans bien maintenir les limites thérapeutiques.
Quand les hommes sont désespérés, ils font souvent n'importe quoi pour essayer de se sentir plus calmes et maître d'eux-mêmes !
La Psychiatrie dominante s'inscrit dans cette tendance. Ces dix dernières années, les dépenses du département US de la défense ont dépensé plus de 4,5 milliards de dollars en antidépresseurs, antipsychotiques et anxiolytiques. En 2010, un rapport interne du centre pharmaco-économique du même département a montré que 20% des troupes militaires actives, prenaient des psychotropes sous diverses formes.
Or, ces médicaments ne peuvent pas soigner - le traumatisme - il peut juste modérer les expressions d'une physiologie perturbée - ni inculquer les leçons durables de l'autorégulation.
Ils peuvent aider à contrôler les sentiments et le comportement - mais cela a un prix - car ils agissent en inhibant les systèmes chimiques qui régulent l'engagement, la motivation, le plaisir et la douleur.
Certains de mes collègues restent optimistes, de respectables scientifiques continuer à parler de leur quête du Graal insalissable qui réinitialisera les circuits cérébraux de la peur (comme si un seul circuit du cerveau contribuait au stress traumatique).
Malheureusement, les personnes traumatisées ont tendance à aimer les tranquillisants ? ** À qui la faute ? **
Ils agissent aussi comme l'alcool, il calme en dissipant les inquiétudes et les propriétaires de Casino adorent ce type de clients sous benzodiazépines : il perdent sans ciller et continuent à jouer... Comme l'alcool, ces anxiolytiques créent une désensibilisation excessive ! ** en d'autres termes, ils vous retirent toute conscience aux responsabilisations**
Les gens qui cessent d'en prendre après un usage prolongé souffrent d'un état de manque, ce qui les rend agités et augmente leurs symptômes post-traumatiques !
Les prescrire est parfois justifié, notamment aux patients totalement incontrôlables, ou incapables de dormir, ou chez qui, d'autres méthodes ont échoué !
Mais, il importe de savoir qu'ils agissent en inhibant la sécrétion de la dopamine, dans le cas de prise, ils paralysent le système de récompense du cerveau qui est aussi le moteur du plaisir et de la motivation !
Ai-je envie vraiment envie de faire ça ?
Depuis que j'ai commencé à intégrer le yoga et la pleine conscience dans ma pratique, j'utilise moins souvent ces médicaments.
** Le burn-out n'est pas une maladie mentale mais bien une maladie sociétale** merci le capitalisme ! Eddy Vonck
On peut donc s’inquiéter que les départements de la défense prescrivent énormément de médicaments aux soldats et aux jeunes vétérans, souvent sans les associer à d'autres thérapies.
Pour nouer de vraies relations, il faut pouvoir considérer les autres comme des êtres distincts, chacun avec ses propres motivations. Il est, certes, nécessaire de se défendre lorsque cela est urgent et utile pour soi; mais il faut arriver aussi à reconnaître que les autres (y compris la société civile) ont leurs propres objectifs personnels de survie !
Sources : Bessel van der Kolk
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Le sujet est vaste, je vous invite si vous avez lu cet article, jusqu'au bout, de débattre et de commenter ci-dessous, merci !
** mes interventions et commentaires perso !
Eddy Vonck
Rédacteur bénévole de Psycho'Logiques
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