𝐌𝐚𝐥𝐡𝐞𝐮𝐫𝐞𝐮𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭, 𝐚𝐮𝐜𝐮𝐧 𝐝𝐞 𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐢𝐚𝐠𝐧𝐨𝐬𝐭𝐢𝐜𝐬 𝐧𝐞 𝐭𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐭𝐚𝐥𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐩𝐞𝐮 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞́𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐞𝐫𝐭𝐚𝐢𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐬 𝐩𝐚𝐭𝐢𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐮𝐦𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬, 𝐧𝐢 𝐥'𝐞́𝐧𝐞𝐫𝐠𝐢𝐞 𝐜𝐫𝐞́𝐚𝐭𝐫𝐢𝐜𝐞 𝐪𝐮'𝐢𝐥 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐚 𝐟𝐚𝐥𝐥𝐮 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐬𝐮𝐫𝐯𝐢𝐯𝐫𝐞 ! Bessel van der Kolk
Comment un psychiatre se forme-t-il un jugement sur une personne comme Marilyn, Kathy, ou Mary ?
Et que peut-il faire pour l'aider ?
** cette question est aussi valable pour tous les autres métiers dit de l'accompagnement donc les thérapeutes, coachs, mentor, assistants sociaux, gourous !
La manière dont il définit ses problèmes - le diagnostic - déterminera l'approche thérapeutique !
Ce ' genre ' de patiente reçoit, en général, cinq ou six diagnostics différents au cours de son traitement ! Si son psychiatre :
- se focalise sur ses changements d'humeur, il jugera la patiente de ' bipolaire ' et lui prescrira du lithium ou du valproate.
- S'il est touché par son désespoir, il exprimera : qu'elle souffre d'une dépression majeure et ma mettra sous antidépresseurs !
- S'il se concentre sur son agitation et son manque d'attention, il pourra lui attribuer un TDAH ( trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité !) et lui prescrire de la Ritaline ou d'autres stimulants.
- S'il lui suppose un passé traumatique et que le discours de la patiente semble le confirmer, il pourra diagnostiquer un syndrome de stress post-traumatique...
Aucun de ce diagnostics ne sera totalement faux !
**Mais souvent, le psychiatre ne cherchera pas plus profondément les raisons exactes du ou des troubles de sa patiente, il ne cherchera pas non plus à connaître ou à comprendre le pourquoi et le comment de la souffrance, mais souvent, il prescrit... Un point, c'est tout !**
La psychiatrie, en tant que branche de la médecine, cherche à définir la maladie mentale aussi précisément que, disons, la pneumopathie ou le cancer !
Mais, vu la complexité de l'esprit, du cerveau et des systèmes d'attachements humain, elle est encore loin d'une telle précision.
Comprendre ce qui ' ne va pas ' chez un patient dépend aujourd’hui plus de la ' mentalité ' du praticien que de faits objectifs vérifiables !
Comme je l'ai dit au chapitre 2, la première tentative sérieuse pour créer ' un manuel de diagnostic psychiatriques ' a abouti en 1980 avec la parution de la 3ème édition ' le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux ' : la liste officielle de toutes les maladies mentales reconnues par l'association américaine de psychiatrie !
Un diagnostic psychiatrique a de lourdes conséquences,
- un mauvais traitement,
- une erreur de diagnostique thérapeutique,
- une mauvaise orientation ou interprétation du (des) spécialiste(s)...
Peuvent avoir des effets désastreux !
De même, une étiquette diagnostique peut coller à la peau toute la vie et influencer profondément la manière dont se définit le patient traumatisé, dès lors, la guérison peut ne pas fonctionner !
Malheureusement, aucun de ces diagnostics ne tiennent compte des talents peu communs que développent certains de nos patients traumatiques, ni l'énergie créatrice qu'il leur a fallu pour survivre !
Trop souvent, les diagnostics sont de simples listes de symptômes, qui font passer ces personnes traumatisées (choquées) pour des humains incontrôlables !
Pour nouer de vraies relations, il faut pouvoir considérer les autres comme des êtres distincts, chacun avec ses propres motivations. Il est, certes, nécessaire de se défendre lorsque cela est urgent et utile pour soi; mais il faut arriver aussi à reconnaître que les autres (y compris la société civile) ont leurs propres objectifs personnels de survie !
Sources : Bessel van der Kolk
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Le sujet est vaste, je vous invite si vous avez lu cet article, jusqu'au bout, de débattre et de commenter ci-dessous, merci !
** mes interventions et commentaires perso !
Eddy Vonck
Rédacteur bénévole de Psycho'Logiques
"On peut conduire une personne sur le chemin de la guérison mais on ne peut la guérir : c’est un mythe, un mensonge, une folie, une escroquerie de dire que quelqu’un peut vous guérir.
Mais on peut faire beaucoup de bien en mettant les personnes dans l’action, dans des actions qui leur plaisent : là est la guérison car on les fait rentrer dans le chemin de la réalisation. La vie est une cure continuelle. On est guéri par le fait qu’on est en train de changer, et d’avancer vers des situations qui sont de plus en plus agréables et confortables pour nous. Être guéri signifie être rentré dans la voie du progrès ; être malade, c’est ne pas poser le problème. La guérison se situe dans le fait de se sentir de mieux en mieux."
Alessandro Jodorowski





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