𝗕𝗲𝘀𝘀𝗲𝗹 𝘃𝗮𝗻 𝗱𝗲𝗿 𝗞𝗼𝗹𝗸 - 𝗦𝘆𝘀𝘁𝗲̀𝗺𝗲 𝗦𝘆𝗺𝗽𝗮𝘁𝗵𝗶𝗾𝘂𝗲 𝘃𝘀 𝗦𝘆𝘀𝘁𝗲̀𝗺𝗲 𝗣𝗮𝗿𝗮𝘀𝘆𝗺𝗽𝗮𝘁𝗵𝗶𝗾𝘂𝗲
Tous les petits signes qu'on perçoit d'instinct pendant un dialogue :
- les tensions du visage de l'autre,
- les mouvements de ses yeux,
- la vitesse et le ton de sa voix,
- comme les fluctuations de notre paysage intérieur,
- la salivation,
- la respiration et rythme cardiaque
sont liés par un seul système régulateur.
Ils sont tous le fruit d'une synchronie entre les deux branches du système nerveux autonome :
' la partie sympathique ', qui agit comme l'accélérateur du corps, et la ' parasympathique ', qui lui sert de frein !
Ce sont les ' réciproques ' c'est à dire : les opposés dont parlait Darwin, et leur interaction joue un rôle important dans la gestion de l'énergie du corps :
- l'une, prépare sa dépense,
- l'autre, sa conservation.
Le système nerveux ' sympathique ' est chargé de l'excitation, qui inclut la réponde de lutte ou de fuite.
Le comportement de fuite ou d'évitement évoqué encore par Darwin. Il y a près de deux millénaires, le médecin Grec Galien a nommé ce système ' sympathique ' parce qu'il avait remarqué qu'il fonctionnait avec les émotions 'sum pathos'.
Le système nerveux ' sympathique ' fait affluer le sans vers les muscles pour qu'ils agissent vite, en partie en poussant les ' glandes surrénales ' à sécréter de l'adrénaline, qui accélère le rythme cardiaque et augmente la pression artérielle !
La seconde branche du système nerveux autonome est le système ' parasympathique ' qui soutient les fonctions d'autoconservation comme la digestion et la cicatrisation. Il provoque la libération de l'acétylcholine pour freiner l'excitation, ralentir le cœur, détendre les muscles et ramener la respiration à la normale.
Comme l'a fait remarquer Darwin : les activités d'alimentation, d'abritement et d'accouplement - dépendent du système nerveux ' parasympathique ! '
Il existe un moyen simple de percevoir soi-même ' ces deux systèmes ' :
quand on respire profondément, on active le système nerveux sympathique, lequel produit l'adrénaline qui accélère le coeur - voilà pourquoi les athlètes prennent de brèves inspirations profondes avant une compétition !
Expirer active, à son tour, le système nerveux parasympathique, qui ralentit le rythme cardiaque. Si on suit un cours de yoga ou de méditation, on sera amené à prêter une attention particulière à l'expiration, car les longues expirations profondes aident à se calmer.
Sources : Bessel van der Kolk
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Eddy Vonck
Rédacteur bénévole de Psycho'Logiques





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