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La Communauté Psycho'Logiques

𝗨𝗻 𝗮𝗽𝗲𝗿𝗰̧𝘂 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝘃𝗶𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘁 𝗱𝘂 𝗰𝗵𝗲𝗺𝗶𝗻 𝗱𝗲 𝘃𝗶𝗲 𝗱𝘂 𝗗𝗼𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗲𝗻 𝗽𝘀𝘆𝗰𝗵𝗶𝗮𝘁𝗿𝗶𝗲 𝗕𝗲𝘀𝘀𝗲𝗹 𝘃𝗮𝗻 𝗱𝗲𝗿 𝗞𝗼𝗹𝗸

 

Un aperçu de la vision et du chemin de vie du Docteur en psychiatrie Bessel van der Kolk

D'après ma lecture de son ouvrage :

Extrait du livre  

Le traumatisme fait partie de la vie. Et le corps en garde les traces et une mémoire qui imprègne nos émotions. Le psychiatre Bessel van der Kolk a passé quarante ans à soigner des survivants.

À la fin des années 60, j'ai assisté par hasard à une transition profonde dans l'approche médicale de la souffrance psychique !

J'avais décroché un poste de travail dans un service de recherche du Centre de santé mentale du Massachusetts, où j'étais chargé d'organiser des activités récréatives pour les patients !

Ce centre avait été longtemps considéré comme un des meilleurs hôpitaux psychiatriques du pays.

Le but des recherches pratiquées dans mon service était d'établir quel était le meilleur traitement ?

La Psychothérapie ? 

ou

La Thérapie médicamenteuse ?

Pour des jeunes gens souffrant d'un effondrement psychique diagnostiqué comme une schizophrénie ! 

En tant qu'employé non médecin, je n'avais rien à voir avec le secteur de recherche du service et j'ignorais quel traitement recevaient mes patients !

Ils étaient tous plus ou moins de mon âge -des étudiants de Harvard; et de l'université de Boston. Certains avaient fait des tentatives de suicide.

D'autres encore avaient agressé leurs camarades de chambre, ou terrifié leurs parent et leurs amis par un comportement irrationnel.

Ma tâche consistait à les faire participer à des activités habituelles pour des étudiants, comme aller à la pizzeria, camper dans un bois, faire de la voile ou assister aux matchs.

Totalement novice, j'étais très attentif lors des réunions du service, m'efforçant de déchiffrer le langage et la logique complexe des patients.

J'avais aussi appris à traiter leurs explosions incohérentes et leur repli sur soi !

J'ai passé beaucoup de nuits et de week-ends dans cette unité, ce qui m'offrait l'occasion d'assister à des scènes que les médecins ne voyaient jamais pendant leurs brèves visites !

Quand les patients ne pouvaient dormir, ils venaient souvent parler dans la pénombre du poste des infirmiers. 

Le calme de la nuit, semblant les aider à s'ouvrir, ils me racontaient avoir été frappés, agressés ou violés... Souvent par leurs parents, d'autres membres de la famille, des voisins ou des camarades de classe.

Ils évoquaient les nuits où, couchés dans leur lit, ils entendaient leur père battre leur mère... Ou leur terreur quand leur père qui rentrait ivre et les tirait du lit pour les punir d'une faute imaginaire !

Lors des visites du matin, les jeunes médecins présentaient leurs cas à leurs superviseurs, un rituel auquel le personnel non médecin pouvait assister. Les internes citaient rarement des histoires comme celles que j'avais entendues ! 

Beaucoup d'études ultérieures ont pourtant confirmé la pertinence de ces témoignages.

Ce type de pathologies psychologiques qui ne sont pas prises en charge est toujours d'actualité, en fin d'article, je vais vous raconter encore un de mes témoignages de 2014/2015 lorsque j'étais Assistant Scolaire à Paris. Eddy Vonck

À lire aussi :

Lecture - 𝗟𝘆𝗲𝘀 𝗟. - 𝗠𝗼𝗶 𝗟𝘆𝗲𝘀, 𝗲𝗻𝗳𝗮𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗲 - 𝗗𝗮𝗻𝘀 𝗹'𝗲𝗻𝗳𝗲𝗿 𝗱𝗲𝘀 𝗳𝗼𝘆𝗲𝗿𝘀 !

Nous savons aujourd'hui que plus de la moitié des patients des services psychiatriques ont été :

  • agressés,
  • abandonnés,
  • négligés,
  • violés dans leur enfance,
  • ou témoins de violences familiales et conjugales...

Mais ce genres d'antécédents semblait occulté pendant ces visites !  

J'étais souvent surpris par la froideur avec laquelle les symptômes des malades étaient invoqués et du temps passé à tenter de contenir leurs pensées suicidaires ou leur conduite destructrice, plutôt qu'à tâcher de comprendre les causes de leur détresse !

J'étais aussi frappé par le peu d'attention prêtée : 

  • à leurs dons et leurs aspirations, 
  • aux personnes qu'ils aimaient ou détestaient, 
  • à ce qui les motivait, les attirait, les bloquait 
  • et les calmait - À l'écologie de leur vie !

Quelques années plus tard, jeune médecin, j'ai été confronté à un exemple particulièrement net de cette approche médicale !

Lors de mon travail dans un hôpital catholique, où je procédais à des examens physiques sur des femmes dépressives... Et qui devaient être traitées le jour suivant par des électrochocs !

Mû par la curiosité, je les interrogeais sur leur vie !

Souvent, elles me remerciaient avec effusion de les écouter !

Certaines, se demandaient si elles avaient vraiment besoin d'électrochocs après s'être déchargées d'un tel poids ?

J'étais toujours triste au terme de ces échanges, sachant que le traitement qui leur serait administré le lendemain en effacerait le souvenir.

Je n'ai pas tenu longtemps à ce poste !

Quand j'étais employé au Centre de santé mentale du Massachusetts, j'allais souvent à la bibliothèque médicale pour apprendre davantage sur les patients dont je m'occupais.

Un samedi après-midi, je suis tombé sur un traité qui fait toujours autorité : Démentia Preaecox, un ouvrage de 1911 d'Eugen Bleuler. Les observations de ce psychiatre étaient passionnantes. Parmi les hallucinations corporelles schizophréniques, les hallucinations sexuelles sont sans doute les plus fréquentes et les plus importantes.

Tout les délices de la satisfaction sexuelle normale et anormale sont éprouvés par les patients, mais plus souvent encore toutes les abominations que peut inventer l'imagination la plus débridée.

Cela m'a fait réfléchir, nos patients avaient des hallucinations, les médecins les interrogeaient toujours sur ce point, en y voyant des signes de l'ampleur de leurs troubles !

Mais si les récits que j'avais entendus pendant bien des nuits étaient vrais !

Se pourrait-il que ces hallucinations soient en fait des souvenirs fragmentaires d'expériences réelles ?

Les hallucinations n'étaient-elles que le fruit de cerveaux malades ?     

Pouvait-on inventer des sensations qu'on n'avait jamais éprouvées ? 

Existait-il une limite claire entre la créativité et l'imagination pathologique ?

Ces questions restent à ce jour sans réponse, mais des recherches ont montré que les personnes qui ont été violées dans leur enfance éprouvent des sensations (comme la douleur abdominale) sans cause physique probante, ou entendent des voix les accuser de crimes ou les prévenir d'un danger !

Il ne faisait aucun doute que de nombreux patients du service se livraient à des comportements :

  • violents, 
  • bizarres 
  • et autodestructeur 

surtout lorsqu'ils se sentaient : 

  • frustrés, 
  • incompris 
  • ou contrarié !

À l'époque, j'ignorais totalement pourquoi un malade pouvait réagir à une simple demande par l'effroi ou la rage ! 

D'ordinaire, je suivais l'exemple des infirmiers chevronnés qui me faisait signe de reculer ou, si ça ne marchait pas, de maîtriser le patient ! J'étais troublé par la satisfaction qu'il m'arrivait d'éprouver après avoir plaqué un par terre.

Dans mon rôle d'animateur de loisirs, j'ai observé d'autres symptômes : 

  • les patients de mon groupe étaient remarquablement maladroits et très mal coordonnés physiquement. 
  • Même leurs échanges les plus décontractés semblaient guindés, privés de fluidité gestuelle coutumière entre amis !

Ce n'est qu'après avoir rencontré les pionniers de la thérapie corporelle, Peter Levine et Pat Ogden, que j'ai compris la pertinence de mes observations. 

Dans les derniers chapitres du livre, j'aurai beaucoup à dire sur la manière dont le traumatisme est ancré dans le corps, (**pour cela, il faudra acheter le livre !)

Au bout d'un an passé dans ce service de recherche, j'ai repris mes études de médecine. Puis, mon doctorat en poche, je suis revenu faire mon internat en psychiatrie dans le même hôpital, ravi d'avoir été accepté dans cette spécialité. 

Nombres de psychiatres s'étaient formés au Centre de santé mentale du Massachusetts, dont Eric Kandel, qui a obtenu plus tard le prix Nobel de médecine et de physiologie. 

C'est aussi, là-bas, qu'Allan Hobson a découvert les cellules cérébrales des rêves, et c'est aussi dans ses laboratoires qu'ont eu lieu les premières recherches sur les substrats chimiques de la dépression. 

Lire aussi mes articles sur la dépression :

𝐐𝐮'𝐞𝐬𝐭-𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐞̂𝐭𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐨𝐮 𝐩𝐚𝐬 𝐝𝐞́𝐩𝐫𝐞𝐬𝐬𝐢𝐟 / 𝐝𝐞́𝐩𝐫𝐞𝐬𝐬𝐢𝐯𝐞 ? par Eddy Vonck 

Mais pour beaucoup d'internes, le plus grand attrait de cet hôpital était ses patients. Nous passions six heures par jour avec eux, avant de nous réunir avec les chefs de service pour échanger nos observations, poser des questions et rivaliser de mots d'esprit.

Elvin Semrad nous a appris que la plupart des souffrances humaines sont liées à l'amour et à la perte, et que la tâche des thérapeutes consiste à aider les gens à « reconnaître », à percevoir et à supporter la réalité de la vie ! - avec tous ses plaisirs et ses chagrins. 

Les plus grandes sources de nos souffrances sont les mensonges qu'on se raconte, déclarait-il, nous encourageant à être totalement francs avec nous mêmes !

Il disait souvent que les hommes ne peuvent pas aller mieux sans savoir ce qu'ils savent et sentir ce qu'ils sentent !

La manière dont la médecine aborde la souffrance humaine a toujours été déterminée par le niveau d'avancement des techniques.

Avant le siècle des Lumières, les anomalies comportementales étaient attribuées à Dieu, au péché, aux sorcières et aux esprits malin. Ce n'est qu'au XIXe siècle que des savants français et allemands ont commencé à voir dans le comportement humain une adaptation aux complexités du monde ! 

À la fin des années 1960, un nouveau paradigme est apparu : le désir, l'avarice, la paresse, et la colère ! (Tous les problèmes que l'homme a toujours eu du mal à surmonter !) ont été rebaptisés : troubles ! - lesquels pouvaient être guéris par des produits chimiques.

De nombreux psychiatres ont été ravis de s'ériger en - vrais savants - tels les médecins qui avaient des laboratoires, des équipements cher et des tests complexes pour écarter les théories nébuleuses de philosophie comme Freud et Jung.

Tout comme mes collègues, je me suis rallié avec enthousiasme à la révolution pharmacologique. 

Les antipsychotiques ont largement contribué à réduire le nombre de personnes qui vivaient dans les hôpitaux psychiatrique aux Usa. Pour les générations qui n'ont pas connu le monde avant leur arrivé, ce progrès est presque imaginable. Pendant ma première année de médecine, j'ai vu, un aide-soignant laver au jet des douzaines de patients nus, sales et incohérents. Aujourd'hui, ce souvenir m'apparaît plus comme un cauchemar que comme une scène à laquelle, j'avais assisté.

Dans les années 1960, des chercheurs américains avaient commencé à mettre au point des techniques pour isoler et mesurer des hormones et des neurotransmetteurs dans le sang et dans le cerveau.

Les neurotransmetteurs sont des messages chimiques qui, en portant des informations d'un neurone à l'autre, permettent une bonne interaction avec le monde.   

Maintenant, qu'il avait été démontré qu'un taux anormal de noradrénaline était associé à la dépression et une teneur atypique en dopamine liée à la schizophrénie, nous espérions pouvoir développer des produits qui cibleraient certaines anomalies du cerveau. 

Préoccupé par les nombreuses questions non résolues sur le stress traumatique, en 1984, j'étais curieux de savoir si le domaine naissant des 'neurosciences' pouvait y apporter quelques réponses !  

Dans l'idéal, notre système d'hormones du stress devrait nous fournir une réaction ultrarapide au danger, puis nous ramener très vite à l'équilibre !

Or, chez les patients atteint du syndrome de stress post-traumatique (SSPT), il ne peut pas procéder à l'équilibrage. Les signaux de lutte, de fuite et de paralysie persistent longtemps après l'extinction du péril et, dans l'étude des cas des chiens : ne reviennent pas à la normale, chez eux, la sécrétion constante d'hormones de stress s'exprime par l'agitation et la panique, et finit par détruire leur santé ! 

Je voulais parler à Steven Maier, son travail m'a donné non seulement des idées sur les problèmes de mes patients, mais des clés possibles pour les résoudre. 

Par exemple, Martin Seligman et Maier avaient trouvé que le seul moyen d'apprendre aux chiens traumatisés à échapper à l'électricité (ultra-chocs), une fois leurs cages ouvertes, consistait à les traîner dehors à plusieurs reprises pour qu'ils testent physiquement le chemin de la fuite !

Les questions se bousculaient dans ma tête : pouvions-nous également aider nos patients à se délivrer de l'impression fondamentale qu'ils ne pouvaient rien faire pour se défendre ?

Avaient-ils eux aussi, besoin de faire des expériences physiques pour retrouver un sens viscéral du contrôle ?

Et pouvait-on leur apprendre à se déplacer dans l'espace pour échapper à une situation menaçante, telle que le traumatisme où ils avaient été piégés ?

**La suite dans la 5ème partie du livre, encore, j'insiste, achetez-le pour connaître l'ensemble de ce passionnant livre.**

Les animaux effrayés retournent dans leurs tanières, qu'elle soit rassurante ou effrayante !

Cela m'a fait penser à mes patients de familles violentes, qui ne cessaient d'y revenir pour y subir de nouveaux coups.

Les traumatisés sont-ils condamnés à chercher refuge dans un cadre familier ?

Si oui, POURQUOI ?

Et peut-on les aider à s'attacher à des lieux et à des habitudes agréables et sûrs ?

Une des choses qui nous ont frappés, mon collègue Mark et moi, quand nous avons créé des groupes de thérapie pour des vétérans du Vietnam, était que, malgré leur horreur et leur peine, beaucoup s'animaient en parlant de leurs amis mourants ou de leurs accidents d"hélicoptère. 

De nombreux traumatisés semblent rechercher des expériences qui effraieraient la plupart des gens, et se plaignent souvent d'impression de vide et d'ennui quant ils ne sont pas en colère, sous pression, ou pris par une activité dangereuse.

À l'âge de seize ans, ma patiente Julia a été sauvagement violée sous la menace d'une arme dans une chambre d'hôtel. Peu après, elle a eu une liaison avec un souteneur qui l'a forcée à se prostituer. Il la battait régulièrement. Plusieurs fois emprisonnée pour racolage, elle est toujours revenue à son proxénète !?

Freud avait une expression pour désigner ces reconstitutions traumatiques : la 'compulsion de répétition'. Pour Freud et nombre de ses disciples, les récidives étaient une tentatives inconscientes et vaine d'enrayer une situation pénible, d'arriver à la maîtriser ! 

Mais la répétition ne mène qu'à un surcroît de souffrance et de haine de soi ! **on peut aussi avoir de la haine contre les autres et la société en plus de se flageller l'esprit !** 

En fait, revivre plusieurs fois le traumatisme en thérapie peut même forcer la préoccupation et l'obsession. ** je rajoute aussi le terme 'angoisse'** 

Confrontés à ce problème, Mark et moi avons voulu en apprendre davantage sur les facteurs d'attractions :

  • les choses qui nous séduisent,
  • les choses qui nous motivent,
  • et les choses qui nous rendent pleinement vivants !

Normalement, ces facteurs sont censés apporter un - mieux-être !

Pourquoi, alors, tant de gens sont-ils attirés par des situations dangereuses ou douloureuses ?

En 1970, nous avons fini par trouver une étude qui expliquait comment des pratiques sources de peur ou de douleur peuvent devenir avec le temps, des expériences excitantes (ou traumatisantes !)

Richard Solomon a montré que le corps apprend à s'adapter à toutes sortes de stimuli ! 

On peut devenir accro à des drogues euphorisantes parce qu'elles donnent aussitôt un plaisir intense, comme pour certains sports comme le marathon ou le parachutisme, qui créent d'abord un inconfort - puis peuvent changer peur à peu en pratiques délicieuses !

Cette adaptation progressive indique qu'un nouvel équilibre chimique s'est formé dans le corps pour lui offrir une sensation de bien-être quand on le pousse jusqu'à ses limites !

À ce stade, comme pour la dépendance à la drogue, on se met à avoir terriblement soif de cette activité, et on éprouve un manque quand on ne peut pas pratiquer. À la longue, la douleur du manque vient à préoccuper davantage que la chose en soi !

Cette théorie pourrait expliquer l'aversion et la peur peuvent, d'une certaine manière perverse, se changer en plaisir !?

Solomon a formulé l'hypothèse que les 'endorphines' : les substances chimiques proches de la morphine du cerveau secrète en réaction du stress - jouent un rôle dans les addictions paradoxales qu'il a décrites.

J'ai repensé à cette théorie quand j'ai découvert un article intitulé : La douleur chez les hommes blessés au combat - parue en 1946.

Après avoir observé que trois quarts des soldats gravement blessés sur le front, n'avaient pas eu besoin de morphine, son auteur, le chirurgien Henry Beecher présumait que les 'émotions fortes peuvent bloquer la douleur !

Les observations de Beecher s'appliquaient-elles aux personnes souffrant du syndrome de stress post-traumatique ?

Il n'a pas fallu longtemps pour que la pharmacologie révolutionne la psychiatrie. Les médicaments augmentaient le sentiment d’efficacité des psychiatres et leur offraient un outil en plus de la psychothérapie !

Ils étaient aussi source de revenus et de profits !

La révolution médicamenteuse, qui avait été, au départ, si prometteuse, a peut-être fait, en définitive, autant de mal que de bien.

La théorie voulant que le malade mentale soit principalement due à des déséquilibres chimiques, rectifiables par des médicaments, a été largement acceptée non seulement par la profession médicale, mais par le public et les médias !

Bien souvent, ces médicaments ont supplantés la psychothérapie et permis aux patients d'enrayer leurs problèmes sans s'attaquer aux causes non visibles. 

 


Soigner le terrain au-delà des symptômes, L’homéopathie est connue pour son innocuité, mais aussi, et peut-être pour son efficacité « en profondeur », là où la médecine classique échoue, c’est à dire dans le domaine des maladies chroniques ou récidivantes.

Il n’y a pas mieux qu’une pommade à la cortisone pour faire s’effacer un eczéma et pas mieux qu’un antibiotique pour guérir une angine. C’est souvent rapide, efficace, à condition de pas subir un effet secondaire malencontreux. Mais voilà, que l’eczéma réapparaît après quelques jours ou quelques mois après le traitement, idem, en cas de bronchite souvent chronique ou même une sinusite ou autre(s) symptôme(s) qui réapparaissent.

On sent bien que la médecine classique traite avec rapidité et efficacité mais que quelques choses échappe: la dimension invisible du mal (de/des maladie(s). - sources :
Dr Daniel Scimeca - Homéopathe - l'homéopathie pour les nuls

 

Les anti-dépresseurs peuvent changer la vie en aidant à fonctionner au quotidien : si pour pouvoir dormir, on en réduit à enchaîner les verres ou à prendre un somnifère, le choix est vite fait ! 

il faut apprendre au patient malade à prendre conscience pourquoi il est malade et comment il peut travailler autrement sa guérison en modifiant tous ces comportements nocifs inconscients y compris les mauvaises addictions ! Eddy Vonck

Les médicaments peuvent grandement soulager les gens qui s'épuisent en cours de yoga, en séance de gym, ou qui essayent de tenir. Ils contribuent précieusement à rendre les traumatisés moins esclaves de leurs émotions, mais ils ne devraient être considérés que comme des traitements d'appoint !

Après avoir mené de nombreuses études sur les traitements médicamenteux du syndrome de stress post-traumatique, j'ai fini par comprendre qu'ils présentaient un grave inconvénient, car ils mènent souvent à négliger les problèmes cachés à l'arrière-plan !

La notion de maladie mentale prive les patients du contrôle de leur destin, et charge les médecin et les assurances de régler leurs problèmes !

En 2012, les Américains ont dépensé 1 526 228 000 dollars en anxiolytiques et pour une seule référence, la deuxième maque faisait un CA de plus d'un milliard de dollars !!

En 2008, l'année la plus récente en matière de chiffre complets, il a financé 3,6 milliards d'antipsychotiques, contre 1,65 milliards en 1999.

Le nombre d'Américains de moins de 20 ans qui prennent des antipsychotiques a triplé entre 1999 et 2008 !

Le 4 novembre 2013, la compagnie pharmaceutique  Johnson &  Johnson, accusé de promouvoir abusivement le Risperdal pour les personnes âgées, les enfants et les déficients intellectuels, a accepté de payer une amende de 2,2 milliards de dollars.

Mais personne ne demande des comptes aux médecins qui en ont prescris !

Actuellement, aux USA, un demi-millions d'enfants prends des antipsychotiques - et quatre fois plus dans les familles à faible revenu que dans les foyers contractant des assurances privées.

Aussi, ces médicaments sont fréquemment utilisés pour rendre plus dociles les enfants maltraités et délaissés.

En Belgique, dans les centres pour sans domiciles fixes ou d'urgence, un médecin sur 3, proposent des psychotiques sans même se préoccuper et d’ausculter dans un premier temps, et de comprendre la/les raison(s) et du/des déclencheur(s) de sa venue. (vécu en 2018)

Ces médicaments rendent les enfants (aussi les adultes) plus raisonnables et moins agressifs, mais nuisent aussi à la motivation, au jeu et à la curiosité, qui sont essentiels pour devenir un membre efficace et productif de la société !

Les enfants qui prennent des antipsychotiques risquent, en outre, de souffrir d'obésité morbide et de contracter le diabète ! Et pendant ce temps, les overdoses de médicaments qui allient des indications (symptômes) psychiatriques et des effets antalgiques indésirables continuent d'augmenter !

Comme les médicaments sont devenus très rentables, les grandes revues médicales publient rarement des études sur les autres traitements des problèmes de santé mentale !

En général, les praticiens qui explorent 'autres choses" sont marginalisées, relégués parmi les tenants des médecines dites alternatives.

Les études sur ces thérapies ne sont pas financées, sauf si elles s'inscrivent dans des protocoles, étroitement encadrés, qui ne permettent guère d'affiner les besoins individuels.

La médecine dominante est fermement convaincue des vertus de la chimie, et prend rarement en compte le fait qu'on puisse changer les fonctions et l'équilibre de l'organisme autrement !

Le dogme de la maladie mentale néglige 4 vérités fondamentales :

  • 1) notre aptitudes à nous entre-tuer est compensée par notre capacité à nous guérir les et les autres. Rétablir les relations et la communauté est capital pour la restauration du bien-être !
  • 2) le langage nous donne le pouvoir d'évoluer et de changer les autres en communiquant nos expériences, ce qui nous aide à les définir et à leur prouver un sens commun;
  • 3) nous possédons la faculté de réguler les rouages de  notre organisme, dont certaines fonctions prétendument involontaires de notre cerveau, par des activités aussi élémentaires que la respiration, le mouvement et le toucher;
  • 4) nous pouvons transformer les conditions sociales pour créer des cadres où les enfants et les adultes peuvent s'épanouir en se sentant en sécurité !

Quand nous ignorons ces dimensions essentielles de l'humanité, nous privons les malades de moyens de guérir du traumatisme et de retrouver leur autonomie !

Être un patient, plutôt qu'un participant dans son processus de guérison, sépare un être souffrant de sa communauté et le dépossède d'un sentiment intérieur du moi !

Compte tenu des limites des médicaments, je me suis demandé si nous pouvions trouver des moyens plus naturels d'aider les gens à affronter autrement leurs réactions-post-traumatiques ?

Bessel van der Kolk 

Autres sujets du livre :

𝐋'𝐞𝐱𝐩𝐨𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐮 𝐭𝐫𝐚𝐮𝐦𝐚𝐭𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞 𝐃𝐨𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐁𝐞𝐬𝐬𝐞𝐥 𝐯𝐚𝐧 𝐝𝐞𝐫 𝐊𝐨𝐥𝐤 

𝗕𝗲𝘀𝘀𝗲𝗹 𝘃𝗮𝗻 𝗱𝗲𝗿 𝗞𝗼𝗹𝗸 - 𝗧𝗵𝗲́𝗿𝗮𝗽𝗲𝘂𝘁𝗲 - 𝗗𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲 𝗺𝗼𝗻𝗱𝗲 𝗮𝗰𝘁𝘂𝗲𝗹, 𝗰'𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗱𝗲 𝗽𝗼𝘀𝘁𝗮𝗹, 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗲𝗻𝗰𝗼𝗿𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗱𝗲 𝗴𝗲́𝗻𝗲́𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲, 𝗾𝘂𝗶 𝗱𝗶𝗰𝘁𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗵𝗮𝗻𝗰𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗺𝗲𝗻𝗲𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝘃𝗶𝗲 𝘀𝗮𝗶𝗻𝗲 𝗲𝘁 𝘀𝗲𝗿𝗲𝗶𝗻𝗲.  

𝑳𝒆 𝒑𝒔𝒚𝒄𝒉𝒊𝒂𝒕𝒓𝒆 𝑩𝒆𝒔𝒔𝒆𝒍 𝒗𝒂𝒏 𝒅𝒆𝒓 𝑲𝒐𝒍𝒌, 𝒕𝒉𝒆́𝒓𝒂𝒑𝒆𝒖𝒕𝒆 𝒂 𝒑𝒂𝒔𝒔𝒆́ 𝒒𝒖𝒂𝒓𝒂𝒏𝒕𝒆 𝒂𝒏𝒔 𝒂̀ 𝒔𝒐𝒊𝒈𝒏𝒆𝒓 𝒅𝒆𝒔 𝒔𝒖𝒓𝒗𝒊𝒗𝒂𝒏𝒕𝒔  

𝗡𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗿𝗲́𝗳𝗲́𝗿𝗼𝗻𝘀 𝗽𝗲𝗻𝘀𝗲𝗿 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗮 𝗳𝗮𝗺𝗶𝗹𝗹𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝘂𝗻 𝗵𝗮𝘃𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗽𝗮𝗶𝘅 𝗽𝗿𝗼𝘁𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝘂𝗻 𝗺𝗼𝗻𝗱𝗲 𝘀𝗮𝗻𝘀 𝗰œ𝘂𝗿 𝗲𝘁 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗽𝗮𝘆𝘀 𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗲𝘂𝗽𝗹𝗲́ 𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗲 𝗴𝗲𝗻𝘀 𝗲́𝗰𝗹𝗮𝗶𝗿𝗲́𝘀 𝗲𝘁 𝗰𝗶𝘃𝗶𝗹𝗶𝘀𝗲́𝘀 Bessel van der Kolk  

Autres sujets :

𝗟𝗲 𝘀𝘂𝗷𝗲𝘁 𝗱𝘂 𝘁𝗿𝗮𝘂𝗺𝗮𝘁𝗶𝘀𝗺𝗲 𝘁𝗿𝗮𝗻𝘀𝗴𝗲́𝗻𝗲́𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗿𝗲́𝗰𝗲𝗻𝘁, 𝗶𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝗲́𝘁𝘂𝗱𝗶𝗲́ 𝗱𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗽𝗹𝘂𝘀𝗶𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲́𝗰𝗲𝗻𝗻𝗶𝗲𝘀 par Myriam Aissaoui 


Le sujet est vaste, je vous invite si vous avez lu cet article, jusqu'au bout, de débattre et de commenter ci-dessous, merci !

** sont mes propres réactions ou compléments au sujet.

Eddy Vonck

Rédacteur bénévole de Psycho'Logiques

Eddy Vonck  Rédacteur bénévole de Psycho'Logiques

 









 

 



 

 


 



 
Plus haut, je vous parlais d'une de mes expériences douloureuses lorsque j'étais assistant de vie scolaire à Paris en charge d'enfants particuliers, sur les 3, il y avait un garçon de 11 ans qui était particulièrement agité, on m'avait décrit un TDAH (troubles de l'attention avec hyperactivité.) Je doutais du diagnostic, ce gosse était très agité envers lui mais aussi envers ses camarades de classe, des comportements à consonances sexuelles avec gestes inhabituels, m'ont obligé d'avertir son institutrice qui elle n'en avait rien à faire, puis le directeur d’établissement. Les deux étaient froids et même brutalisant avec ce malheureux gosse. Alors, j'ai voulu en parler avec la psy scolaire qui elle surbookée (ok, elle a en charge plus de 1000 élèves sur plusieurs établissements, je peux comprendre.) Mais mon devoir était d'avertir les troubles mentaux de l'élève à mes hiérarchies toutes lâches et dans l'inertie de prendre leurs responsabilité. J'étais toujours triste au terme de ces échanges inhumains. Moi, aussi, je ne suis pas resté longtemps à poste de M !

 

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