𝗟’𝗲́𝗱𝘂𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗮 𝗲𝘅𝗶𝗴𝗲́ 𝗱𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗿𝗲𝗳𝗿𝗲́𝗻𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗻𝗼𝘀 𝗲́𝗺𝗼𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀, 𝗻𝗼𝘀 𝘀𝗲𝗻𝘁𝗶𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀, 𝗻𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗰𝗿𝗲́𝗮𝘁𝗶𝘃𝗶𝘁𝗲́... par Ariane Bilheran
Notre civilisation occidentale, semble prise dans une course un peu folle au nouveau gadget technologique, à la vitesse, au rétrécissement de l'espace, à l'invasion publicitaire, géographique, temporelle...
L’éducation a exigé de nous que nous refrénions nos émotions, nos sentiments, notre créativité...
Elle n'y aurait pas été obligée, mais ce fut ainsi, au sein des familles et des écoles, en réponse aux exigences d'une société normative !
L'enfant différent est d'emblée stigmatisé ! L'adulte différent devenu et également et souvent stigmatisé !
Il convient donc d'être « dans la norme ! », de ne pas être trop imaginatif, sensible, original.
Notre territoire intérieur a déjà été bien abîmé ce faisant... et heureux sont ceux qui ont pu conserver leurs rêves d'enfant !
Il y a maintenant de longs siècles que la civilisation occidentale se méfie de l'imaginaire, de l'irrationnel, de l'inconscient.
Il nous est donc demandé, depuis le plus jeune âge, de servir une logique enserrée elle-même dans des carcans, de contraindre nos ressentis, nos aspirations, notre médiumnité et notre vie psychique pour mépriser cette dernière, la minorer, la restreindre au rang de distractions, de lubies, de fantaisies...
Ainsi, nous avons perdu la puissance de l'émotion, de l'imaginaire, de la créativité, en somme, le pouvoir de notre enfance !
Puis, pour de nombreuses personnes, la perte de pouvoir (de sens) sur soi s'est aggravée par un traumatisme de vie, sinon plusieurs :
- maltraitance(s) dans l'enfance,
- maltraitance(s) et violence(s) pendant la scolarité,
- violence(s), agressivité(s) sur soi dans le cadre professionnel,
- un ou plusieurs incidents traumatiques dans sa vie...
Pire encore, des études ont démontré que le traumatisme modifiait l'ADN et que, faisant, la personne pouvait psychiquement porter un traumatisme qu'elle n'aurait pas nécessairement vécu, par le biais d'une transmission génétique et émotionnelle au sein de la famille.
Une famille où les grands-parents auraient vécu la guerre, l'exil et/ou la torture, se retrouvaient avec des petits-enfants qui portent la trace (malgré eux) de ces violents traumatismes.
Lorsqu'un être humain porte un traumatisme, il est sujet à éprouver davantage d'anxiété, se traduisant par des pensées intrusives, de la panique parfois, des cauchemars, de l'hyperactivité...
Mais surtout, parce qu'il a frôlé la mort réelle ou symbolique (la sienne ou celle d'autrui), il peut ressentir une angoisse généralisée, diffuse, accompagnée parfois d'une perte de foi dans la vie et dans autrui.
Cette perte de foi est parfois redoutable, elle traduit une blessure profonde, vécue parfois comme irréparable !
Elle fait perdre à l'humain traumatisé sa dimension spirituelle, son essence même !
Lorsque la perte de foi (moi, j'ai plus tôt tendance à exprimer une perte de sens où l'être et en fonction de ce qu'il vie, perd quelques choses qui pouvaient être important !)
Cette perte (de foi), il faut se concentrer à la réparer mais peut-être que le lien de confiance en l'humain (en l'humanité) ne sera pas réparable, et que l'individu (trop traumatisé) conservera une méfiance souvent lucide (consciente.)
La foi doit être cultivée, soignée, nourrie. Elle est mise à l'épreuve, et c'est bien pour cela qu'elle doit-être renforcée !
La perte de foi / de sens est un cadeau que vous faites à l'agresseur qui sera ou pas parvenu, d'une certaine façon, au travers du traumatisme, à corrompre votre âme !
Extrait de :
« Se sentir en sécurité, comment se protéger du stress et de la peur » d’Ariane Bilheran
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📌 Ce qui est en parenthèse est de moi, l'auteur est de mon avis, parfois trop dans les généralités, le texte partagé n'est que ses visions et ses idées de psychologue, moi, j'ai une vision et des idées plus dirigées vers le terrain homéopathie de la cause traumatique que théologique. La cause d'une maladie possède des causalités pas que mystiques ou spirituelles, elles sont pour moi, d'abord une cause sociétale donc le terrain est affecté par quelques choses.
Le sujet est vaste, je vous invite si vous avez lu cet article, jusqu'au bout, de débattre et de commenter ci-dessous, merci !
Eddy Vonck
Rédacteur bénévole de Psycho'Logiques



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