๐๐จ๐ฎ๐ฌ ๐๐๐ข๐ฌ๐จ๐ง๐ฌ ๐ญ๐จ๐ฎ๐ฌ ๐ฉ๐๐ซ๐ญ๐ข๐ ๐’๐ฎ๐ง ๐ฆ๐จ๐ง๐๐ ๐๐ ๐ฌ๐จ๐ฎ๐ฆ๐ข๐ฌ๐ฌ๐ข๐จ๐ง ๐๐ฎ๐ฑ ๐๐จ๐ซ๐๐๐ฌ ๐๐ ๐ฅ’๐๐ฑ๐ข๐ฌ๐ญ๐๐ง๐๐ par Carl Gustaaf Jung
Nous faisons tous partie d’un monde de soumission aux forces de l’existence.
Nous sommes tous conditionnรฉs par l’influence
- de nos parents,
- par notre environnement
- et par toute une tradition de pensรฉe
que nous avons hรฉritรฉe des gรฉnรฉrations antรฉrieures.
Chaque individu est en fait constituรฉ par un ensemble de croyances, d’opinions et de concepts qui camouflent son moi vรฉritable !
Le vocable qui dรฉsigne l’humain en sanskrit veut dire « celui qui mesure ».
Ainsi l’รชtre humain est un esprit qui mesure, qui รฉvalue toute chose.
Ainsi nous nous trouvons dans un monde de limites et de restrictions, jusqu’ร ce que nous nous รฉveillions ร nos potentialitรฉs intรฉrieures et chaque enfant qui naรฎt en ce monde est une incarnation de l’รternel.
Nous venons au monde pour connaรฎtre la joie de dรฉcouvrir notre vraie nature. Si nos forces intรฉrieures pouvaient s’exercer sans entraves, nous ne pourrions jamais dรฉcouvrir ce que nous sommes vraiment.
C’est parce que nous avons le choix d’utiliser nos forces positivement ou nรฉgativement que nous pouvons grandir, รฉvoluer et dรฉduire d’aprรจs elles certaines des lois de l’existence.
Nous sommes tous enchaรฎnรฉs par notre premiรจre รฉducation, jusqu’ร ce que nous dรฉcouvrions les capacitรฉs crรฉatrices de notre esprit, qui nous permettent de changer nos conditions et de rรฉaliser nos dรฉsirs les plus chers.
En dรฉcouvrant les lois mentales et spirituelles de l’existence, nous nous libรฉrons du joug des circonstances. Le monde des opinions et des fausses apparences perd ainsi son emprise quasi hypnotique sur nous.
Pour arriver ร รฉveiller en nous ces forces suprรชmes, nous devons cesser de nous conduire en enfants et briser l’identification infantile avec notre รชtre corporel.
Nous devons prouver que nous ne sommes pas chair, mais que nous fonctionnons simplement dans la chair.
Toutes nos pensรฉes et nos รฉmotions, nos sentiments et nos rรชves sont invisibles; on ne peut voir non plus ni nรดtre รขme, ni notre esprit, notre foi, notre amour, notre joie, nos peines, qui sont toutes aussi choses invisibles.
Mais ce sont elles qui nous constituent nรฉanmoins !
Nous sommes donc beaucoup plus que nos seuls corps qui ne sont qu’une manifestation de notre esprit dans la matiรจre.
La plupart des enfants qui sont le fruit de l’amour viennent au monde sains et exempts d’infirmitรฉ.
Ils ignorent pendant leur jeunesse la maladie, dรฉbordent d’รฉnergie, de joie et d’enthousiasme.
Ils ne sont touchรฉs ni par les guerres, ni par les crimes, ni par l’inhumanitรฉ des humains envers leurs semblables.
Au berceau ils sont innocents et jouent certainement en imagination avec les anges.
Leurs facultรฉs sont ainsi utilisรฉes de faรงon active et positive mais elles deviennent, avec le temps, plus passives et rรฉceptives et soumises ร des expรฉriences nรฉgatives et ร des conceptions fausses.
Il existe aussi ร l’intรฉrieur de chaque individu de la puissance, une trinitรฉ de forces qui permettent de surmonter les embรปches et de rรฉaliser les idรฉes en tant que forme, expรฉrience et รฉvรฉnements.
Les doctrines trinitaires existaient bien avant l’avรจnement du christianisme, en Inde, ร Babylone, en Chine, en รgypte et dans les pays nordiques.
En Chine, cette trinitรฉ รฉtait formรฉe du pรจre, de la mรจre et de l’enfant, c’est-ร -dire de l’idรฉe, du sentiment et de l’รฉvรฉnement.
Il faut au dรฉpart deux รฉlรฉments pour en former un troisiรจme.
Une pensรฉe claire et dรฉfinie et la chaleur de nos sentiments peuvent se conjuguer en un troisiรจme terme, qui sera l’exaucement de notre priรจre.
C’est de l’interaction des principes masculins et fรฉminins ร l’intรฉrieur de nous, ou en d’autres termes, de la dynamique de notre conscience et de notre inconscient, que naissent toutes nos expรฉriences, positives ou nรฉgatives.La partie inconsciente de notre esprit peut รชtre reprรฉsentรฉe par l’image de la femme et la partie consciente par celle de l’homme.
On peut considรฉrer nos pensรฉes, nos buts et nos ambitions comme constituant l’รฉlรฉment masculin de notre personnalitรฉ, et nos sentiments, notre foi, notre rรฉceptivitรฉ comme l’รฉlรฉment fรฉminin.
Une relation harmonieuse entre ces deux รฉlรฉments apporte la santรฉ, le succรจs et la joie.
Ces deux principes coexistent dans tous les รชtres, et c’est grรขce ร eux que nous arrivons ร exprimer pleinement ce que nous ressentons et considรฉrons comme vrai au plus profond de nous-mรชmes.
Lorsque la pensรฉe et le sentiment s’unissent pour ne plus former qu’un, ce « un » est une manifestation de l’รternel, du Dieu agissant.
La force crรฉatrice divine s’exerce alors concrรจtement, soit en tant que pouvoir de guรฉrison, soit en tant qu’initiative, ou soit dans la facultรฉ de trouver sa vraie place dans le monde.
Il n’existe qu’une seule force crรฉatrice dans l’univers tout entier et cette force, appelons-la Dieu.
En dรฉcouvrant le pouvoir de nos pensรฉes et de nos sentiments, nous dรฉcouvrons en mรชme temps le pouvoir de Dieu en nous.


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