𝗖𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗮 𝗽𝗲𝘂𝗿, 𝗼𝗿𝗴𝗮𝗻𝗶𝘀𝗼𝗻𝘀 𝗹’𝗲𝘀𝗽𝗼𝗶𝗿
Contre la peur, organisons l’espoir !( texte de 2020)
Même dans l'isolement physique, ne cessons pas d'être solidaires, organisés et actifs. Contre la peur, organisons l'espoir !
Nous ne nous attarderons pas sur les mesures prises, qui sont certainement traumatisantes, probablement inévitables, à ce stade.
Ce qu’il faut, c’est faire notre part pour nous en sortir, en nous aidant les uns les autres, en protégeant les éléments les plus faibles de notre société et en tirer les enseignements pour l'avenir.
Nous
nous sommes demandé ce que les réalités collectives, sociales et
politiques, peuvent faire dans un moment comme celui-ci, alors que ce
qui est nécessaire, c'est-à-dire l'isolement de chacun dans l'intimité
de son propre foyer, est tout le contraire de ce à quoi nous nous
engageons chaque jour, c'est-à-dire le partage d'espaces communs,
collectifs et ouverts.
Ce
que nous pouvons faire, c'est donner un message de solidarité, de
détermination et d'espoir dans un moment difficile.
Nous appelons chacun
et chacune à ne pas céder au découragement, à ne pas paniquer, à
engager de la bonne manière les heures qui devront être
passées !
En particulier, nous invitons tout le monde et tout le monde à :
Gardez l'esprit ouvert, ne vous découragez pas et aidez-vous
Prenons soin les uns des autres, écoutons les problèmes des personnes les plus en difficulté, essayons de trouver des solutions.
Dans la mesure du possible, organisons des activités de solidarité active comme le font de nombreux espaces sociaux pour aider les personnes âgées et toutes les personnes vulnérables ou malades, faire ses courses, ou d'autres activité...
Utiliser les réseaux sociaux de manière solidaire et responsable.
Nous ne pouvons pas payer pour tout le monde tout en en continuant à alimenter revenus et profits.
Remettre la santé, le bien-être et les services publics au centre des priorités !
Cette
urgence a également fait comprendre à ceux qui avaient voulu l’oublier
que sans un système de santé à la hauteur, il n'y a aucun espoir de
traiter sérieusement les situations les plus difficiles.
25 années de
coupes et de privatisation ont gravement porté atteinte à nos systèmes
de santé, et en terme de
vies humaines.
Être responsable face à l'urgence, cela ne signifie pas
qu’il faut cesser de dénoncer les responsables du démantèlement des
services publics et de la transformation néolibérale de notre société.
Nous reviendrons occuper les places et les rues.
Faire l’expérience d'un monde différent.
Ce moment dramatique fait ressortir les contradictions les plus profondes de notre organisation sociale, à partir des charges inégales de soins entre hommes et femmes.
Ce moment nous demande de repenser les instruments de l'aide sociale et les modes de vie.
Congé parental extraordinaire et égal pour les hommes et les femmes ; reconnaissance économique du travail de soins ; réduction du temps de travail ; amortisseurs sociaux et formes de soutien économique pour les travailleurs stables, précaires ou indépendants ; transition écologique, en dehors de ce système qui alimente à la fois les épidémies et notre impréparation à y faire face.
Le fait que notre mode de vie soit si menacé par l'urgence devrait nous faire réfléchir à la construction d'un monde meilleur, différent et habitable.
Nous sommes proches de tous et de toutes les personnes qui vivent cette situation avec une difficulté particulière, en particulier celles qui vivent dans les zones rouges ou celles qui sont particulièrement exposées en raison de problèmes médicaux antérieurs.
Même dans l'isolement physique, ne cessons pas d'être solidaires, organisés et actifs. Contre la peur, organisons l'espoir.
texte paru en 2020


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