𝐋𝐚 𝐏𝐬𝐲𝐜𝐡𝐨𝐬𝐲𝐧𝐭𝐡𝐞̀𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝐑𝐨𝐛𝐞𝐫𝐭𝐨 𝐀𝐬𝐬𝐚𝐠𝐢𝐨𝐥𝐢 - 𝐂𝐡𝐞𝐫𝐜𝐡𝐞𝐫 𝐚̀ 𝐦𝐢𝐞𝐮𝐱 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐦𝐚𝐥 𝐪𝐮𝐢 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐭𝐭𝐞𝐢𝐧𝐭 tout en essayant de réellement le transformer et dépasser, cela semble une attitude plus sage
La lutte entre le bien et le mal, que l’on trouve exprimée dans toutes les cultures et qui ne relève pas seulement du domaine mythique, semble cependant traduire la conviction plus ou moins universelle de la victoire finale du bien sur le mal, ou à mieux dire la transformation du mal en bien selon le principe du omnia convertuntur in bonum (tout se transforme en bien).
Souvent
la matière, par exemple, y est présentée comme l’opposé de l’esprit,
mais non pas nécessairement comme étant son ennemi.
La
matière n’est pas alors mauvaise en elle-même. Il s’agit seulement
d’une limitation du bien, ou plutôt d’une apparence du réel, ce qui tend
parfois à glisser dans le monisme en accordant la seule réalité au
domaine spirituel, tout le reste n’étant (peut-être) qu’illusion !
Héraclius commente : «Pour Dieu toutes les choses sont belles, bonnes et correctes; mais les hommes les considèrent les unes mauvaises et les autres bonnes.”
Tout en acceptant la gravité du mal, Aldous Huxley s’oppose à le concevoir comme polarité éternelle :
« Le mal est toujours, en fin de compte, destructeur de lui-même, et, partant, temporaire.”
Puisque l’expérience du bien et du mal est universelle, cela pose des questions qui n’ont jamais cessé de défier n’importe quelle croyance
ou branche du savoir, autant concernant son sens et sa nature, que par
rapport à la possibilité de leur synthèse au-delà des contraintes, aussi
théoriques que pratiques.
C’est là, où nous sommes existentiellement, dans l'ici et maintenant, sans sauter les étapes, que l’on doit trouver le point de départ.
Le mal semble trop réel pour pouvoir être ignoré ou nié.
Évasives et procrastinations ne font que l’aggraver.
Chercher à mieux comprendre le mal qui nous atteint, tout en essayant de réellement le transformer et dépasser, cela semble une attitude plus sage que celle de le nier ou de passivement l’endurer.
Celui-ci,
malgré tout l’idéal et progrès du bien, reste effectivement une
expérience universelle et permanente de l’histoire humaine. Le mal constitue donc un défit majeur pour tout le monde et pour tous les domaines du savoir. (et c'est encore valable en 2022
)
Entre-temps, on doit tenir compte du fait que le mal peut soumettre le bien à l’épreuve, mais jamais à la défaite.
Paradoxalement les ténèbres y deviennent le contraste qui met en évidence la réalité de la lumière.
Sources Joao D'Alcor - la Psychosynthèse de Roberto Assagioli
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